Lors d’un point presse ce vendredi à Bruxelles, Anouar El Anouni, un porte-parole de la Commission européenne a déclaré que les Vingt-Sept sont «extrêmement préoccupés» par de possibles évasions depuis des camps en Syrie de jihadistes du groupe Daesh.
Des camps sous haute surveillance. À l’occasion d’un point presse depuis Bruxelles ce vendredi, Anouar El Anouni, un porte-parole de la Commission européenne a indiqué que l’Union des Ving-Sept était «extrêmement préoccupée» par de possibles évasions depuis des camps en Syrie de jihadistes du groupe Daesh.
Cette inquiétude est en effet survenue après des combats entre l’armée syrienne et les forces kurdes. Forces qui géraient jusqu’à maintenant ces prisons où des milliers d’ex combattants – y compris étrangers – appartenant à Daesh sont détenus.
Ce mardi, les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, avaient annoncé avoir été «contraintes de se retirer» d’Al-Hol, le plus grand des camps de détention abritant des proches de jihadistes, pour défendre leurs régions du nord-est menacées par l’armée. Si un cessez-le-feu tient encore, la situation est «volatile», a indiqué l’ONU ce vendredi.
L’Union européenne a tout de même salué le cessez le feu entre les autorités syriennes et la FDS, le décrivant comme «une étape positive pour arrêter l’escalade» du conflit dans le nord-est de la Syrie, les Vingt-Sept appellent «toutes les parties à mettre en œuvre et atteindre un accord pour aller vers une désescalade». Cela permettrait ainsi «un accès à l’aide humanitaire et à la protection des civils».
Les combattants étrangers, «un problème de sécurité majeur»
«Nous demeurons engagés dans la lutte contre Daesh dans le cadre d’une coalition internationale», a assuré Anouar El Anouni ajoutant que «les combattants terroristes étrangers représentent un problème de sécurité majeur, principalement ceux qui sont affilié à Daesh dans le nord-est de la Syrie».
L’Europe a ainsi déclaré qu’elle «suivait de près la situation, y compris le transfert des combattants encore détenus» dont des «terroristes étrangers, vers l’Irak». En effet, des Européens figurent parmi les prisonniers de haut rang du groupe Daesh envoyés de Syrie vers l’Irak.
Ce vendredi, le Premier ministre local, Mohamed Chia al-Soudani a appelé les pays à rapatrier leurs ressortissants membres de l’organisation Etat islamique en tant que prisonniers, lors d’une conversation téléphonique avec le président français Emmanuel Macron.
Il a ainsi «souligné l’importance pour les pays à travers le monde, particulièrement les membres de l’Union européenne, de prendre leurs responsabilités en accueillant ces personnes».
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