L’actrice Liz Hurley a éclaté en sanglots au tribunal ce jeudi, affirmant que sa maison avait été mise sur écoute dans l’affaire de violation de la vie privée par les tabloids, portée devant la Haute Cour de Londres avec le prince Harry.
L’émotion l’a submergée. Elizabeth – «Liz» – Hurley a fondu en larmes jeudi à la barre de la Haute Cour de Londres en livrant son témoignage contre des tabloïds, qu’elle accuse d’avoir placé des micros sur les fenêtres de sa maison et volé des documents.
L’actrice britannique âgée de 60 ans, qui est arrivée au tribunal accompagnée de son fils Damian, 23 ans, fait partie des sept personnes – avec notamment le prince Harry et Elton John – à poursuivre l’éditeur du Daily Mail et du Mail on Sunday, Associated Newspapers Limited (ANL). Ce dernier, qui réfute toute malversation, est accusé par les plaignants de collecte illégale d’informations.
«La violation ultime de la vie privée»
Dans sa déposition, Liz Hurley a déclaré : «Les actes illégaux du Mail à mon encontre comprennent la mise sur écoute de mes lignes fixes et l’enregistrement de mes conversations téléphoniques en direct, la pose de micros clandestins sur les fenêtres de ma maison, le vol de mes informations médicales lorsque j’étais enceinte de Damian, et d’autres choses monstrueuses et stupéfiantes.»
L’ancienne compagne de l’acteur Hugh Grant, actuellement en couple avec le chanteur Billy Ray Cyrus, a poursuivi : «Ce qui m’a le plus bouleversée, c’est la découverte que le Mail avait mis sur écoute mes lignes fixes et enregistré mes conversations téléphoniques en direct. Je n’avais jamais été confrontée à une telle atteinte à ma vie privée lors de mes deux batailles contre les autres journaux. J’étais anéantie. C’était la violation ultime de la vie privée.»
«Profondément blessée»
Selon le Guardian, Liz Hurley s’est montrée bouleversée à la barre des témoins, pleurant à plusieurs reprises lors de la lecture de divers articles de presse – 15 articles publiés entre 2002 et 2011 par le Daily Mail et le Mail on Sunday – et de l’interrogatoire par l’avocat d’ANL. Elle a expliqué qu’elle n’avait pas porté plainte à l’époque, car, d’après ses souvenirs, «les plaintes concernaient la diffamation».
Liz Hurley a qualifié ces intrusions de la presse de «profondément blessantes». Comme le prince Harry la veille, l’actrice soutient que des journalistes d’ANL ont payé des détectives privés pour recueillir illégalement des informations. «C’est répugnant, humiliant, mortifiant», a-t-elle dit dans sa déposition. ANL rejette l’ensemble des accusations des plaignants, qui portent au total sur plus de 50 articles publiés entre 1993 et 2018, les qualifiant d’«absurdes».
Le prince Harry lui aussi très ému
De nouveau présent jeudi au tribunal par «solidarité avec les autres plaignants», selon son porte-parole cité par les médias britanniques, le duc de Sussex avait lui-même ce mercredi manifesté une grande émotion en témoignant. Le fils cadet du roi Charles III a passé environ deux heures et demie à la barre.
A la fin de son témoignage, quand son avocat lui a demandé comment il se sentait dans ce combat judiciaire, il est apparu très ému, au bord des larmes. C’est «une expérience brutale», a-t-il répondu. «Tout ce que nous voulions, c’était des excuses et que les responsables rendent des comptes». «Ils continuent de s’en prendre à moi, ils ont rendu la vie de ma femme absolument infernale», a poursuivi le prince de 41 ans, qui vit en Californie avec son épouse Meghan Markle et leurs deux enfants. «Devoir rester assis ici et revivre tout cela, et les entendre prétendre, pour leur propre défense, que je n’ai aucun droit à la vie privée, est révoltant.»
Le procès, qui s’est ouvert lundi, doit durer neuf semaines.
![La bataille contre la presse à scandale britannique est une affaire personnelle pour le prince Harry. [Henry NICHOLLS / AFP] Procès contre les tabloïds : l’actrice Liz Hurley en pleurs pendant son...](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_372_209/public/000_93gr4lx-taille1200_6970dd99d92e4.jpg?h=6b23fa53&itok=5-sIHsGj)