Donald Trump a pris la parole ce mercredi 21 janvier au forum de Davos (Suisse). Un discours particulièrement attendu. Voici ce qu’il faut retenir des annonces du président américain.
Un moment crucial dans un contexte international troublé. Ce mercredi 21 janvier, Donald Trump s’est exprimé lors du Forum économique mondial de Davos en Suisse. En plein contexte de tensions autour du Groenland, le président américain en a notamment profité pour évoquer son bilan à la tête de l’Amérique depuis un an et critiquer une Europe dont «certains pays sont devenus méconnaissables».
Donald Trump dresse son bilan, un an après son retour
Donald Trump a d’abord défendu son bilan, un an après être revenu à la Maison Blanche le 20 janvier 2025. «Notre déficit commercial a baissé grâce aux droits de douane. Les États-Unis vivent la période de croissance la plus forte de l’histoire de notre pays», a assuré le président américain.
Et de détailler : «Les États-Unis sont le moteur de l’économie mondiale et tirent les autres pays vers le haut, nous sommes le pays le plus génial du monde. Quand les États-Unis vont bien, le monde va bien».
Donald Trump a également promis un avenir économiquement radieux pour le Venezuela, après la capture de son président Nicolás Maduro par les États-Unis le 3 janvier dernier. «Nous allons aider le Venezuela, qui va se développer. Le Venezuela va être un endroit formidable» qui va gagner «plus d’argent dans les 6 prochains mois que pendant le 20 dernières années», a-t-il prévenu.
Une Europe «méconnaissable»
Donald Trump a ensuite critiqué l’Europe. «Certains endroits en Europe sont méconnaissables, l’Europe avance dans la mauvaise direction depuis certaines années», a estimé le président des États-Unis, en évoquant des «vagues de migration en masse», notamment «pour la France». Avant d’ajouter : «Beaucoup de dirigeants ne comprennent pas ce qui se passe».
Donald Trump n’utilisera pas «la force» pour le Groenland
Donald Trump a ensuite évoqué le dossier sensible du Groenland et a réclamé des «négociations immédiates» pour une acquisition.
«Nous voulons des alliés forts, pas affaiblis, et nous voulons que l’Europe soit forte. Sans moi, il n’y aurait plus d’OTAN. Sans nous, vous parleriez allemand ou japonais. Après la Seconde Guerre mondiale, nous vous avons rendu le Groenland. Quelle stupidité ! De quelle ingratitude ils font preuve», a déploré Donald Trump.
«J’ai du respect pour les habitants du Groenland et du Danemark. Mais il n’y a que les États-Unis pour défendre cet énorme bloc de glace. Le Groenland est un emplacement stratégique essentiel pour des questions de sécurité nationale et internationale, mais je n’utiliserai pas la force», a lâché le président américain.
«Le Groenland est une humble demande en compensation de tout ce que nous avons fait pour vous depuis des décennies. Vous pouvez dire « oui » et on appréciera, ou vous pouvez dire « non » et on s’en souviendra», a menacé Donald Trump.
Une rencontre prévue avec Volodymyr Zelensky
Toujours dans les dossiers internationaux, Donald Trump a affirmé que la guerre en Ukraine n’aurait jamais «commencé si l’élection présidentielle américaine de 2020 n’avait pas été truquée». Le président américain a également annoncé une rencontre avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky ce mercredi.
Toutefois, Donald Trump a tenu à rappeler que c’est normalement à l’Europe et à l’OTAN «de travailler sur le sujet, nous sommes très loin de ce conflit, nous avons un très bel océan qui nous sépare». Le président des États-Unis a toutefois réassuré sa volonté de «mettre fin à la guerre».
«Emmanuel Macron a essayé de jouer aux durs»
Enfin, Donald Trump a de nouveau réagi au dossier des prix des médicaments et est revenu à la charge d’Emmanuel Macron. «J’ai écouté Emmanuel Macron hier avec ses magnifiques lunettes. Je l’ai regardé essayer de jouer aux durs à cuire», a-t-il dit.
La veille, toujours à Davos, Emmanuel Macron avait dit préférer «le respect» et «l’état de droit» aux «brutes» et appelé à ne pas «perdre son temps avec des idées folles», en faisant une référence à peine voilée à la diplomatie de Donald Trump.
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