Procès en appel des assistants parlementaires du RN : auditionnée pendant cinq heures, Marine le…

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By InfoHunter


Interrogée par la cour d’appel de Paris ce mardi dans le cadre de l’affaire du recrutement des assistants parlementaires pour des eurodéputés Front national, Marine Le Pen a rejeté «le terme de système» de détournement de fonds.

Une défense ferme. «Il n’y a pas eu de système généralisé», a assuré ce mardi Marine Le Pen devant la cour d’appel de Paris, qui la juge pour détournement de fonds dans le dossier des assistants parlementaires d’eurodéputés du Front national.

À la barre pendant près de cinq heures, l’ancienne candidate à la présidentielle a affirmé que «le terme de “système” me gêne car on a le sentiment d’une manipulation». Selon elle, il s’agit de s’en prendre à la pierre angulaire de l’accusation, identifiée comme déterminante dans la lourdeur de sa condamnation en première instance au printemps dernier.

Pour rappel, la cheffe de file des députés RN avait été condamnée à quatre ans d’emprisonnement, dont deux avec sursis, 100.000 euros d’amende et, surtout, cinq ans d’inéligibilité avec effet immédiat qui l’empêche de concourir à l’élection présidentielle.

La justice lui reproche, ainsi qu’à dix autres cadres du parti, d’avoir embauché des assistants parlementaires pour leurs eurodéputés, rémunérés par des fonds européens, mais dont l’activité réelle n’était qu’au seul bénéfice de la formation politique.

Julien Odoul également questionné

En première instance, le détournement de fonds public au préjudice du Parlement européen – qui s’est constitué partie civile – a été chiffré à 3,2 millions d’euros, une fois déduit 1,1 million d’euros déjà remboursés par une partie des prévenus.

Ce mardi, la cour d’appel aussi interrogé le député de l’Yonne Julien Odoul, mis en grande difficulté sur la réalité de son emploi d’assistant parlementaire d’une eurodéputée frontiste en 2014-2015 Mylène Troszczynski, alors que l’organigramme du parti le présentait comme «conseiller spécial» de Marine Le Pen, alors présidente de la formation.

La députée a affirmé «qu’il pouvait être conseiller spécial» à son cabinet «et être assistant parlementaire», promettant qu’elle ignorait qu’il était censé être au service de Mylène Troszczynski.

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En parallèle, les responsabilités pourraient aussi incomber à son père, Jean-Marie Le Pen, qui était, selon elle, «en quelque sorte dirigeant de ce mini-groupe» d’eurodéputés jusqu’en 2016, même après qu’elle lui avait succédé à la tête du parti cinq ans plus tôt. L’interrogatoire doit se poursuivre ce mercredi.

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