Emmanuel Macron se rend ce mardi au forum économique mondial de Davos, en Suisse, où «il présentera sa vision des grands enjeux économiques et géopolitiques» et «les priorités de la présidence française du G7» en vue du sommet d’Evian en juin, selon l’Elysée.
Une visite scrutée. Au lendemain de l’ouverture du forum économique mondial, qui se tient jusqu’à la fin de cette semaine à Davos, en Suisse, Emmanuel Macron se rendra ce mardi dans la commune alpine.
.@EmmanuelMacron, President of France (@gouvernementFR), will join the @wef’s Annual Meeting 2026 in #Davos, Switzerland.
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The president joined us in Davos in 2024. Watch his special address here: https://t.co/3PHyW0h0O1pic.twitter.com/Wrx4rmRy4s— World Economic Forum (@wef) January 14, 2026
Accompagné d’une délégation de start-ups et de petites et moyennes entreprises, le chef de l’Etat y tiendra notamment un discours aux alentours de 13h.
Les tensions avec Donald Trump évoquées ?
Le président de la République détaillera «sa vision des grands enjeux économiques et géopolitiques», les «fondamentaux de l’attractivité» du pays et ses priorités pour l’Union européenne et la présidence française du G7 avec, en ligne de mire, le sommet d’Evian en juin prochain.
Surtout, Emmanuel Macron devrait aborder les menaces économiques de Donald Trump à l’encontre de plusieurs pays européens, dont la France, au sujet du Groenland. Le président américain, qui souhaite acquérir le territoire appartenant au Danemark, a estimé samedi 17 janvier que Paris, Londres ou encore Berlin jouaient à un «jeu très dangereux» en défendant Copenhague, s’exposant à des droits de douane supplémentaires.
«À partir du 1er février, le Danemark, la Norvège, la Suède, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande se verront appliquer une surtaxe de 10% sur les marchandises envoyées aux Etats-Unis», a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social.
«Le 1er juin 2026, les droits de douane seront portés à 25 %» et ils s’appliqueront «jusqu’à ce qu’un accord soit conclu pour la vente complète et intégrale du Groenland», a-t-il affirmé.
Des menaces tarifaires qualifiées «d’inacceptables» par Emmanuel Macron, qui a annoncé dans la foulée demander à l’Union européenne d’activer son «instrument anti-coercition» si les menaces de Donald Trump étaient mises à exécution. Cette véritable arme de dissuasion économique, jamais utilisée, pourrait bouleverser les échanges commerciaux entre l’UE et les Etats-Unis.
Et le président américain pourrait lui aussi évoquer cette situation à Davos : il doit y prononcer un discours ce mercredi 21 janvier. Une prise de parole prévue à 13h30 qui sera scrutée par le monde entier.
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