Un acte «abject et délictueux», des «inscriptions suprémacistes»… La classe politique du Gard indignée après la découverte de tags antisémites sur le siège du PS à Nîmes.
Une inscription antisémite indiquant «sale juif», une croix gammée et une croix celtique ont été découvertes ce lundi 19 janvier sur la vitrine du siège de la fédération du Parti socialiste (PS) du Gard à Nîmes. Ces actes ont suscité des réactions indignées de la classe politique.
Une plainte a été déposée, indique la députée européenne socialiste Chloé Ridel sur les réseaux sociaux, qui a des attaches familiales dans ce département. «Cet acte démontre que nous sommes dans une période où le climat national, international et local est très violent. J’ai naturellement une pensée pour la communauté juive qui est ciblée par ces inscriptions», déclare pour sa part le secrétaire fédéral gardois du PS, Pierre Jaumain, cité par le journal Midi Libre.
Pierre Jaumain, qui n’a pas pu être contacté dans l’immédiat par l’AFP, ne souhaite pas «pointer une responsabilité» qu’il «ignore» à ce stade, laissant «la police faire son travail».
« Sale juif », entouré d’une croix gammée et d’une croix celtique.
Ce matin, un tag antisémite a été découvert sur le siège de la fédération socialiste du Gard, à Nîmes. Une plainte a été déposée.
Nous ferons toujours bloc face à l’antisémitisme et toutes les formes de haine… pic.twitter.com/Szy1iKwgtl— Chloé Ridel (@ChloeRidel) January 19, 2026
🔴 Soutien à la fédération du Gard face aux dégradations dont elle a été la cible.
Nous réaffirmons notre engagement contre l’extrême droite et les idéologies qu’elle véhicule. L’antisémitisme est un délit qui n’a pas sa place dans notre République. pic.twitter.com/ESxSoWu5oP— Parti socialiste (@partisocialiste) January 19, 2026
Un acte «abject et délictueux», des inscriptions «suprémacistes»….
Au niveau national, le PS, dans un communiqué, a estimé que ces «dégradations antisémites (…) portent clairement la signature de l’extrême droite». «La justice doit faire toute la lumière sur cet acte abject et délictueux», relève la présidente de la région Occitanie, la socialiste Carole Delga.
Le préfet du Gard, Jérôme Bonet, a pour sa part condamné des «inscriptions antisémites et suprémacistes».
A deux mois du scrutin, plusieurs candidats aux municipales à Nîmes ont également fait part de leur indignation sur les réseaux sociaux, à commencer par le communiste Vincent Bouget, à la tête d’une liste d’union de la gauche (hors LFI): «J’apporte tout mon soutien à la communauté juive ainsi qu’à mes amis socialistes gardois», a-t-il affirmé. «Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde… Nous le voyons partout dans le monde avec la montée des extrêmes droites néo-fascistes», a-t-il ajouté.
Le vice-président du Rassemblement National (RN), Julien Sanchez, qui a annoncé samedi sa candidature à la mairie de Nîmes, a pour sa part condamné «sans réserve l’inscription antisémite» sur le siège du PS, faisant un lien avec «l’importation irresponsable sur notre sol du conflit israélo-palestinien».
Je condamne sans réserve l’inscription antisémite découverte sur le local du Parti Socialiste à #Nîmes.
Elle s’ajoute notamment à l’importation irresponsable sur notre sol du conflit israélo-palestinien et aux manifestations pro Palestine régulières qui créent un climat malsain.— Julien Sanchez (@jsanchez_rn) January 19, 2026
Franck Proust, premier adjoint et candidat Les Républicains (LR), a apporté «tout (s)on soutien à la communauté juive de Nîmes ainsi qu’aux militantes et militants du Parti socialiste du Gard, directement visés par cette haine».