La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a assuré ce samedi 17 janvier qu’il n’y aura pas de «bricolage» fiscal pour boucler le budget 2026.
«Pas de nouveaux dispositifs fiscaux». Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics, a assuré ce samedi qu’il n’y aura pas de «bricolage» fiscal pour boucler le budget, sans détailler les voies de financement possibles mais en confirmant que le texte sera adopté soit par ordonnance ou soit par recours au 49.3, dans un entretien au journal Ouest-France.
«Nous n’avons plus le choix. Par leurs votes successifs, les extrêmes ont rendu le texte du budget principal volontairement incohérent et invotable. C’est une forme d’alliance de sabotage contre laquelle il nous faut trouver un accord politique, transpartisan, dans l’intérêt du pays», a-t-elle fait valoir.
La ministre des Comptes publics a exclu la mise en place de nouvelles taxes pour financer les mesures annoncées ce vendredi 16 janvier par le Premier ministre Sébastien Lecornu, tout en affirmant comme lui que le déficit public de la France sera ramené à 5% du produit intérieur brut cette année, contre 5,4% en 2025.
«Nous serons bien à 5% en 2026», a promis Amélie de Montchalin, selon qui «l’effort reposera de manière égale sur des baisses de dépenses et sur des hausses de recettes», «sans jamais» porter sur les ménages.
Un financement qui pose encore des questions
«Pas de nouveaux dispositifs fiscaux, pas de bricolage, pas de taxes inventées au dernier moment. En 2025, les 400 plus grandes entreprises de France ont contribué très fortement au financement de la Nation, cet effort sera maintenu en 2026», a annoncé la ministre, «mais en excluant désormais les ETI dont le gouvernement veut soutenir l’investissement».
En quête d’un compromis sur le budget pour éviter la censure, Sébastien Lecornu a fait vendredi plusieurs gestes en faveur du pouvoir d’achat, des étudiants et du logement, comme le réclamait le Parti socialiste.
Le budget alloué au dispositif MaPrimeRénov’ sera «maintenu à hauteur de 3,5 milliards d’euros en 2026», a indiqué Amélie de Montchalin. Mais le financement de toutes ces mesures pose question.
Les collectivités seront mises à contribution, a rappelé Amélie de Montchalin. «C’est en discussion actuellement avec les sénateurs (…) mais l’ordre de grandeur sera compris entre 2 et 2,5 milliards d’euros net».
Alors que le débat sur la taxation des hauts patrimoines vient d’être ravivé par l’ex-ministre de l’Economie Eric Lombard, selon qui des «milliers» de Français parmi les plus riches ne payent aucun impôt sur le revenu, la ministre a indiqué qu’«aucun Français fortuné ne paie zéro impôt sur le revenu», même si «certains payent moins que ce qu’ils devraient».
![En déplacement à Marseille, Marine Le Pen a fustigé le Parti socialiste lors d’une conférence de presse organisée [Sarah MEYSSONNIER/REUTERS] Budget 2026 : il n’y aura pas de «bricolage» fiscal, assure Amélie de...](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_372_209/public/2026-01-12t134457z_1284006758_rc2pziafx6eu_rtrmadp_3_france-politics-rn-taille1200_696b8c4c4540a.jpg?h=89cea574&itok=4svt5YM_)