A la suite des menaces de Donald Trump sur de possibles nouveaux droits de douane appliqués aux pays européens qui souhaitent contrecarrer ses plans concernant le Groenland, les réactions n’ont pas tardé, notamment en provenance de l’Elysée.
De la tension dans l’air. Donald Trump, président américain, a pris la parole ce samedi concernant la situation au Groenland. Il a accusé plusieurs pays européens de jouer à un «jeu très dangereux» à propos de ce territoire qu’il souhaite acquérir, disant que «la paix mondiale est en jeu». Il a également menacé de mettre en place de nouveaux droits de douane à l’encontre de ces pays afin que «cette situation potentiellement périlleuse prenne fin rapidement».
Plus tard ce samedi soir, Emmanuel Macron a réagi sur son compte X. Le président de la République française a dénoncé les menaces tarifaires de Donald Trump : «Les menaces tarifaires sont inacceptables et n’ont pas leur place dans ce contexte. Les Européens y répondront de façon unie et coordonnée si elles étaient confirmées. Nous saurons faire respecter la souveraineté européenne», a-t-il écrit.
La France est attachée à la souveraineté et à l’indépendance des Nations, en Europe comme ailleurs. Cela préside à nos choix. Cela fonde notre attachement aux Nations unies et à notre Charte.
C’est à ce titre que nous soutenons et continuerons de soutenir l’Ukraine,…— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) January 17, 2026
Emmanuel Macron a affirmé que les menaces de Donald Trump n’allaient pas influencer les positions des pays européens : «Nous avons décidé de nous joindre à l’exercice décidé par le Danemark au Groenland. Nous l’assumons. Aussi car il en va de la sécurité en Arctique et aux confins de notre Europe. Aucune intimidation ni menace ne saurait nous influencer, ni en Ukraine, ni au Groenland, ni ailleurs dans le monde lorsque nous sommes confrontés à de telles situations», a-t-il ajouté.
Une position partagée par Gabriel Attal qui a dénoncé une «déclaration totalement injustifiée» de la part du président des Etats-Unis : «Si ces droits de douane venaient à être confirmés, nous serions dans un cas d’école de coercition américaine sur les Européens. J’appellerai alors dans ce cas l’Union européenne à actionner son instrument anti-coercition, c’est à dire la réciprocité des droits de douane et l’exclusion des entreprises américaines des marchés publics européens. C’est un test de solidarité et de force pour l’Europe», a-t-il ajouté.
l’union européenne et le royaume-uni réagissent
De son côté, le Premier ministre britannique Keir Starmer a jugé «totalement erronées» les menaces du président américain Donald Trump : «Appliquer des droits de douane à des alliés au nom de la sécurité collective des alliés au sein de l’Otan est totalement erroné. Nous allons bien sûr aborder ce sujet directement avec l’administration américaine», a déclaré Keir Starmer dans un communiqué.
«Nous avons aussi clairement indiqué que la sécurité de l’Arctique compte pour l’ensemble de l’Otan, et les alliés doivent tous ensemble faire davantage pour répondre à la menace de la Russie dans différentes parties de l’Arctique», a-t-il poursuivi.
Enfin, l’Union européenne a également réagi en mettant en garde contre «une spirale dangereuse» : «Des droits de douane affaibliraient les relations transatlantiques et représenteraient un risque de spirale dangereuse vers le bas», ont écrit, dans un communiqué commun, le président du Conseil européen Antonio Costa et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
«L’Europe restera unie, coordonnée et déterminée à défendre sa souveraineté», ont-ils ajouté.
Les ambitions de Donald Trump ne sont également pas au goût du Danemark et du Groenland. Plusieurs milliers de manifestants s’y sont rassemblés ce samedi pour dénoncer son projet.
🇩🇰🇬🇱 Plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés samedi au Danemark et au Groenland pour dénoncer les ambitions territoriales de Donald Trump, qui continue d’afficher son intention de s’emparer de l’immense territoire autonome danois.
➡️ https://t.co/Sb4R0h449Wpic.twitter.com/qk71rTf0E1— Agence France-Presse (@afpfr) January 17, 2026
![A Nuuk, capitale groenlandaise, une manifestation est prévue ce samedi, à 15h GMT. [REUTERS/Marko Djurica] «Les menaces tarifaires sont inacceptables» : Emmanuel Macron réagit aux déclarations de Donald...](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_372_209/public/2026-01-14t203415z_766882363_rc251jaql5kq_rtrmadp_3_usa-trump-greenland-taille1200_696b444c1c463.jpg?h=6fa0b94b&itok=5KY9T7R4)