Risque d'hypothermie, camouflage indispensable, armes plus fragiles… Ce qui attend les soldats…

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By InfoHunter


Emmanuel Macron a confirmé ce mercredi 14 janvier que des soldats français allaient participer à un exercice militaire au Groenland dès ce jeudi. Face au climat polaire de l’île nordique, les troupes françaises vont devoir s’adapter.

Un climat extrêmement difficile. La France va participer à un exercice militaire dès ce jeudi au Groenland. Face aux conditions climatiques de l’île les troupes françaises vont devoir faire preuve d’adaptation.

En effet, le territoire autonome danois est soumis à un climat polaire, c’est-à-dire que les hivers y sont plus rudes qu’en France, qui vit sous un climat tempéré. En moyenne au mois de janvier, le Groenland enregistre des températures oscillant entre -8 °C et -4 °C durant la journée et descendant encore plus bas la nuit.

Par ailleurs, l’immense île est soumise entre les mois d’octobre et d’avril au phénomène de nuit polaire, qui plonge le territoire dans une obscurité quasi-totale. En effet, au mois de janvier, le taux d’ensoleillement est en moyenne d’une heure par jour.

Deux facteurs qui peuvent avoir une incidence lourde sur la façon de combattre. En effet, si la France possède quatre bataillons de chasseurs alpins spécialisés dans le combat en montagne, l’ensemble de son armée n’est pas forcément préparé à ce type de conditions climatiques.

Des risques sanitaires accrus

En effet, le froid a une incidence très lourde sur les risques sanitaires encourus par les troupes. Selon les conclusions d’un sommet international des troupes de montagne qui s’est tenu le 12 et 13 février 2025 à Grenoble, la prise en charge médicale est fortement compliquée dans un climat polaire.

«La victime atteinte d’un choc hémorragique est de facto en état d’hypothermie, même s’il fait chaud», a rappelé à cette occasion, le Médecin chef Capucine, ajoutant, «l’hypothermie aggrave le saignement et, en climat froid, engendre un risque vital».

Par ailleurs, le matériel médical doit être adapté aux conditions extrêmes, puisque comme l’a rappelé le MC Capucine : «Certains matériaux en plastique cassent sous l’effet du froid, (…) les outils demandant de la batterie génèrent de l’inquiétude parce que le froid atteint la puissance de la batterie».

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Il en va de même pour les médicaments liquides à injection qui gèlent avec l’effet du froid et qui peuvent être gravement altérés par le processus de dégèle. Toutefois, face à ces défis, l’armée française a déjà entamé des projets d’innovations aussi bien dans son matériel que dans la formation de ses équipes.

Des tenues et armes adaptées

Au-delà du volet sanitaire, les soldats français vont devoir adapter leur armement au froid. En effet, des températures extrêmes peuvent avoir une incidence notamment sur les armes à feu dont la graisse peut se figer, entraînant un enrayement du mécanisme.

Par ailleurs, les armées modernes utilisent de plus en plus un matériel à la technologie avancée dont l’autonomie peut être dégradée par le froid. Enfin, les tenues de camouflage doivent être adaptées à la zone de combat. Ainsi, un camouflage de zone enneigée est nécessaire pour combattre au Groenland durant l’hiver.

Si Emmanuel Macron n’a pas précisé quels régiments seraient déployés au Groenland pour participer à cet exercice militaire international, le général Bruno Clermont a estimé sur que les chasseurs alpins seraient certainement choisis.

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«La France possède plusieurs régiments de chasseurs alpins capables d’opérer par très grand froid dans tous les domaines de la guerre», a-t-il détaillé, rappelant qu’il s’agissait d’un exercice appelé «Endurance Arctic» («Endurance en Arctique») et non pas d’une opération de défense du Groenland face à une potentielle invasion américaine.

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