Alors que Donald Trump ne cache plus sa volonté de prendre le contrôle du Groenland, le Premier ministre du territoire danois a déclaré ce mardi que s’il devait «choisir entre les Etats-Unis et le Danemark, nous choisissons le Danemark».
Le Groenland tient sa position. Le Premier ministre de la région danoise de plus en plus fréquemment menacée d’annexion par Donald Trump et les Etats-Unis, Jens-Frederik Nielsen, a tenu une conférence de presse dans laquelle il a prévenu : «Le Groenland ne fera pas partie des Etats-Unis».
Le Premier ministre groenlandais a déclaré mardi qu’entre les Etats-Unis et le Danemark, son gouvernement choisirait le Danemark.
Greenland’s Prime Minister Jens-Frederik Nielsen:
Greenland will not be owned by the United States.
Greenland will not be governed by the United States.
Greenland will not be part of the United States. pic.twitter.com/0H301jFDvv— Clash Report (@clashreport) January 13, 2026
Lors de son allocution, il a également clamé avec calme et autorité : «Le Groenland ne sera pas une propriété américaine. Le Groenland ne sera pas gouverné par les Etats-Unis. Le Groenland ne fera pas partie des Etats-Unis».
«Une crise géopolitique», selon le Premier ministre groenlandais
«Nous sommes confrontés à une crise géopolitique et si nous devons choisir entre les États-Unis et le Danemark là maintenant, nous choisissons le Danemark», a-t-il repris.
Une position soutenue par l’ensemble de la classe politique de cette région. Vendredi 9 janvier, les dirigeants des cinq partis groenlandais représentés au Parlement local avaient en effet affirmé ne pas vouloir devenir Américains. En outre, selon un sondage réalisépar l’institut Voxmeter, 64% des habitants de l’île préfèreraient rester sous tutelle danoise.
La Première ministre du Danemark, Mette Frederiksen, a quant à elle reconnu que le situation traversée par le Groenland depuis près d’une année était difficile. «Cela n’a pas été simple de faire front face à des pressions totalement inacceptables émanant de nos propres alliés», a-t-il expliqué. Depuis la deuxième accession à la Maison Blanche de Donald Trump, le 20 janvier 2025, le 47e président des Etats-Unis ne cesse de répéter que son pays «a besoin du Groenland» à des fins de «sécurité nationale».
«Le Groenland n’est pas à vendre»
Mais de son côté, le Danemark tient un cap clair : «Le Groenland n’est pas à vendre», comme l’a ainsi rappelé la Première ministre du pays.
Les dirigeants du Danemark et du Groenland rencontreront mercredi à la Maison Blanche le vice-président américain JD Vance, pour une réunion sous haute tension concernant l’avenir du territoire arctique.
Donald Trump a encore accru les inquiétudes danoises et groenlandaises ces derniers jours, déclarant dimanche qu’il s’emparerait «d’une manière ou d’une autre» du territoire autonome danois, qui répète de son côté ne pas être à vendre.
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