Elle signe sa feuille de présence et repart : de retour de congé maternité, une députée LFI…

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By InfoHunter


Dans une vidéo, une députée LFI explique s’être rendue à une commission des affaires économiques pour signer la feuille de présence, avant de repartir aussitôt. En cause : la fin de son congé maternité et l’absence de solution de garde pour sa fille. Une séquence qui ravive les tensions entre responsables politiques et contribuables.

Une polémique qui relance le débat sur l’exemplarité des responsables politiques. Depuis ce samedi 10 janvier, une députée de La France insoumise se retrouve sous le feu des critiques. Mathilde Hignet, 32 ans, élue LFI, vient en effet d’achever son congé maternité. Jeune maman, elle se trouve désormais confrontée à la reprise de ses activités parlementaires.

Pour la majorité des mères salariées, à l’issue des quatre mois légaux de congé maternité, deux options s’offrent généralement à elles : reprendre le travail ou opter pour un congé parental, avec pour conséquence une forte baisse, voire une interruption, de leurs revenus.

Mais Mathilde Hignet a semble-t-il choisi une troisième option : ne pas assurer l’ensemble des tâches liées à son statut et à son mandat, tout en percevant l’intégralité de sa rémunération. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, devenue virale, la députée explique être tenue de se présenter à une commission des affaires économiques à l’Assemblée nationale. Problème, selon elle : elle ne dispose pas encore d’un mode de garde pour sa fille.

Elle s’est donc rendue en commission uniquement afin de signer la feuille de présence, attestant ainsi de sa présence et conditionnant le versement de son indemnité, avant de repartir aussitôt. «Comme je suis avec ma petite, je suis allée signer et je suis repartie, parce qu’en plus elle pleurait», explique-t-elle. «Vous comprenez bien que je ne vais pas aller en commission avec la petite qui pleure», ajoute-t-elle.

Une classe politique complètement déconnectée ?

Dans la suite de la vidéo, on voit la députée se promener dans la cour de l’Assemblée nationale, puis récupérer un dossier regroupant les informations nécessaires à sa reprise d’activité après quatre mois d’absence.

Une mise en scène destinée à montrer qu’elle a bien repris le travail, du moins partiellement. Et c’est précisément ce point qui cristallise les critiques. Pour n’importe quelle autre mère salariée, la reprise aurait été totale, sauf à négocier un aménagement du temps de travail avec son employeur, impliquant alors une baisse de revenus proportionnelle et assumée.

Mais pas pour Mathilde Hignet. Cette situation alimente de vives critiques à l’encontre d’une classe politique perçue comme déconnectée des réalités du quotidien. Beaucoup dénoncent un système à deux vitesses, où les élus bénéficieraient de privilèges inaccessibles au reste des contribuables, et ce dans un contexte de crise politique et de défiance sans précédent envers les institutions de la Vᵉ République.

Une vidéo d’autant plus polémique que le nouveau congé de naissance, récemment voté par l’Assemblée nationale, ne dispose pas encore de budget clairement établi. À ce stade, le gouvernement prévoit que le premier mois de congé soit indemnisé à hauteur de 70% du salaire, puis le second à 60%.

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Une baisse significative de revenus, dont l’impact se fera nécessairement sentir pour les familles concernées, mais qui reste un choix personnel assumé. La députée LFI, elle, ne paraît pas avoir eu à arbitrer entre le temps passé avec sa fille et la perte de revenus.

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