Le peuple vénézuélien «doit se défendre, s’il le faut les armes à la main» face à «l’invasion» des Etats-Unis et Nicolàs Maduro doit être libéré, a estimé samedi Jean-Luc Mélenchon, qui a pris la parole lors d’une manifestation pro-Venezuela à Lyon.
Jean-Luc Mélenchon prend position en faveur de Nicolàs Maduro. A la suite de l’enlèvement de l’ancien président vénézuélien, le leader de la France Insoumise a à nouveau manifesté contre l’enlèvement réalisé par les américains de son ex-chef d’Etat.
À Lyon pour un rassemblement de soutien au peuple vénézuélien, pour la libération de Maduro et la condamnation de son enlèvement par Trump. pic.twitter.com/XUwBvFEEm4
— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) January 10, 2026
Le leader de LFI s’exprimait devant les caméras en participant, dans le centre de Lyon, à une manifestation contre l’intervention américaine au Venezuela, qui a rassemblé quelques centaines de personnes. On a pu y entendre des participants crier : «à bas l’impérialisme américain» ou encore «libérez Maduro».
«Le peuple vénézuélien doit se défendre et, s’il le faut, les armes à la main contre l’invasion nord-américaine, et il faut obtenir de manière conséquente la libération du président Maduro, parce que sinon ça signifie qu’on accepte l’opération qui a été faite», a déclaré Jean-Luc Mélenchon.
Un événement «d’une gravité exceptionnelle», selon Jean-Luc Mélenchon
«C’est d’une gravité exceptionnelle ce qui s’est produit, on n’a jamais vu depuis fort longtemps comme ça un enlèvement d’un chef d’État d’un pays», a-t-il poursuivi. «Qu’il déplaise aux nord-américains, on peut le comprendre, mais de là à envahir un pays, c’est une autre paire de manches», a ajouté le natif de Tanger (Maroc) en déplorant «un nouvel ordre du monde qui est en train de se construire de force».
Jean-Luc Mélenchon a également accusé le président Emmanuel Macron d’avoir pris «fait et cause d’entrée de jeu pour un tel enlèvement», une position «tout à fait pitoyable» selon lui, à propos de la capture du président vénézuélien à Caracas par des forces spéciales américaines.
Emmanuel Macron avait été critiqué, notamment à gauche de l’échiquier politique français, pour sa première réaction qui appelait à une «transition pacifique» et «démocratique» au Venezuela. Il avait jugé que le peuple vénézuélien ne pouvait que se «réjouir» d’être «débarrassé» de la «dictature Maduro». Deux jours plus tard, le président français avait toutefois précisé que la «méthode utilisée» par Washington pour capturer Nicolàs Maduro n’était «ni soutenue ni approuvée» par la France.
Depuis de longues années, Jean-Luc Mélenchon est connu pour sa fascination pour le Venezuela et certaines de ses personnalités politiques majeures. «Dès les années 70-80, quand Jean-Luc Mélenchon commence sa carrière politique du côté du Parti socialiste, il va par exemple se réjouir qu’une partie des réfugiés chiliens soient accueillis en Essonne, un bastion socialiste à l’époque dans lequel Jean-Luc Mélenchon travaille», a expliqué le journaliste Rodolphe Cart à . «Il sera également proche d’un groupe armé de la gauche révolutionnaire chilienne, le MIR», a-t-il ajouté.
![Nicolás Maduro (d.) est un allié de Vladimir Poutine. [Alexander Zemlianichenko/Pool via REUTERS] Les Vénézuéliens doivent se défendre «s'il le faut les armes à la main», juge Jean-Luc Mélenchon...](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_372_209/public/2026-01-03t141038z_1145993887_rc2zceadmzn4_rtrmadp_3_usa-venezuela-taille1200_69622a08449a1.jpg?h=0e43a09f&itok=lbUN1oDw)