En marge des quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations, qui se terminent le samedi 10 janvier, les autorités ont alerté quant à plusieurs mesures pour garantir l’ordre public, notamment dans des secteurs sensibles de la capitale française.
Les autorités préfèrent prévenir que sévir. Face à l’engouement important que suscite la CAN 2025, tenue au Maroc, les forces de l’ordre ont fait savoir que les rassemblements et l’usage d’engins pyrotechniques étaient interdits, notamment dans certains lieux clés de Paris.
Comme l’a déclaré la préfecture de Police dans un arrêté publié en marge des quarts de finale de la compétition africaine, le «risque sérieux que les supporters des équipes disputant les matchs se rassemblent pendant, en amont ou à l’issue», a été étudié. Pour endiguer de possibles débordements, la police a déployé certaines mesures exceptionnelles.
Des mesures en place jusqu’au dimanche 11 janvier
Ainsi, les rassemblements de supporters des nations qualifiées en quart de finale de la CAN (Sénégal, Mali, Cameroun, Maroc, Algérie, Nigéria, Egypte, Côte d’Ivoire) sont simplement interdits, jusqu’au dimanche 11 janvier à 2h du matin, soit plusieurs heures à l’issue du dernier quart de finale du tournoi, qui opposera l’Egypte à la Côte d’Ivoire. Ce même jour, les Fenecs d’Algérie défient également le Nigéria, dans une rencontre particulièrement attendue.
Pour toute personne identifiée comme un fan de l’une de ces sélections, le transport de tout «objet pouvant constituer une arme», «d’artifice de divertissement et d’article pyrotechnique» ou «d’équipement de protection visant à mettre en échec tout ou partie des moyens utilisés par les représentants de la force publique» sera fermement punie.
Les forces de l’ordre auront recours à des drones de prospection
Les forces de l’ordre se réservent le droit de faire voler certains drones dans Paris afin d’identifier les possibles «atteintes à la sécurité des personnes et des biens». Ils précisent que «le nombre maximal de caméras pouvant procéder simultanément à des enregistrements est fixé à 2 caméras embarquées sur des aéronefs télé-pilotés».
Ces arrêtés valent dans une grande partie du 8e arrondissement parisien, notamment l’ensemble de l’avenue des Champs-Elysées et ses environs proches.
Les gardiens de la paix ont expliqué avoir eu recours à pareilles dispositions en raison du caractère «touristique» et «emblématique» des lieux investis habituellement par les fans de football. De plus, ces lieux sont particulièrement sensibles «lors des festivités de fin d’année» et «plusieurs bâtiments institutionnels s’y situent», indiquent la préfecture de Police.
