Minneapolis : vétéran de la guerre d'Irak, blessé lors d'un refus d'obtempérer… Ce que l'on…

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By InfoHunter


Depuis décembre dernier, la police fédérale de l’immigration (ICE) multiplie les opérations à Minneapolis, au nord des États-Unis. Début janvier, Renee Nicole Good a été abattue par un agent de l’ICE lors d’une «opération ciblée». Voici ce que l’on sait du profil du policier.

«Vous ne trouverez jamais quelqu’un de plus gentil et de plus aimable». C’est de cette manière que la famille de Jonathan Ross, agent de l’ICE ayant abattu, le jeudi 7 janvier dernier, la mère de famille de 37 ans Renee Nicole Good, s’est empressée de prendre la défense du policier dans les colonnes du Daily Mail, vendredi 9 janvier.

Une vidéo du drame, largement relayée sur les réseaux sociaux, a suscité la polémique quant aux raisons du passage à l’acte de l’agent. Si l’administration Trump a justifié un acte de «légitime défense», accusant la défunte d’avoir tenté de renverser l’agent avec son SUV, les autorités locales ont contesté cette version des faits. Depuis, des milliers de personnes ont protesté dans cette ville du Minnesota, demandant à ce que Jonathan Ross, identifié comme l’agent ayant ouvert le feu sur l’Américaine de 37 ans, soit puni par la justice. La famille du policier s’est exprimée auprès de nos confrères britanniques pour prendre sa défense. L’homme, âgé de 43 ans, est d’abord évoqué par sa famille comme un chrétien et vétéran de la guerre en Irak.

Soutenu par ses parents

«C’est un chrétien conservateur engagé, un père formidable, un mari formidable. Je ne pourrais être plus fier de lui», a salué Ed Ross, père de l’agent de police.

Ed Ross a défendu avec ferveur la décision de son fils d’abattre Renee Nicole Good. «Elle l’a frappé», a-t-il martelé, «Il y avait aussi un policier dont le bras était dans la voiture et il ne sera inculpé d’aucun chef d’accusation», s’est justifié l’homme.

Fervent partisan de Donald Trump, Jonathan Ross est marié depuis 2012 à une femme de 38 ans, originaire des Philippines et naturalisée américaine.

Mais l’opinion politique de Jonathan Ross ne semble pas faire l’unanimité au sein de toute sa famille. En octobre 2020, sa sœur, Nicole, publiait sur le réseau social Facebook un selfie au côté d’une amie, accompagné de la légende : «Je dénonce et condamne la suprématie blanche». Déclaration à laquelle aurait répondu Jonathan, avant de supprimer ses commentaires. Les réponses de Nicole et de son amie étant les seules restantes sous la publication, selon nos confrères britanniques.

«Jonathan Ross, les Proud Boys – une milice d’extrême droite dont certains membres ont participé à l’assaut du Capitole en janvier 2021 – ont entendu haut et fort la dénonciation [de Joe Biden à l’issue de l’assaut du bâtiment qui sert de siège au Congrès américain, ndlr] (…) Je ne suis pas d’accord, avec tout le respect que je te dois», écrivait l’amie de Nicole, avant que cette dernière ne réagisse également aux propos de son frère, qui sont désormais effacés. «Tu es mon frère et je t’aime, mais nous ne nous engagerons pas dans un débat sur Facebook», avait-elle alors nuancé.

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Un voisin de l’agent a également affirmé au Daily Mail que la maison du policier était décorée de drapeaux pro-Trump et du drapeau Gadsden, un étendard jaune avec un serpent à sonnette utilisé par la mouvance d’extrême droite et emblème du mouvement MAGA de Donald Trump. Selon le même voisin, la famille et les drapeaux avaient disparu du domicile jeudi 9 janvier, au lendemain de la mort de Renee Nicole Good.

«Trainé» par un chauffard immigré lors d’un refus d’obtempérer

Jonathan Ross a intégré les rangs de l’ICE en 2013. Basé à Minneapolis à temps plein, il est membre de l’équipe d’intervention spéciale ICE ERO, une unité tactique spécialement formée, selon des sources policières au New York Post.

Son identité a été révélée après que la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a révélé que l’agent de police avait eu une altercation avec un immigrant illégal à Bloomington, dans le Minnesota, en juin dernier. Lors d’un contrôle routier au cours duquel le chauffard a refusé d’obtempérer, le quadragénaire avait été traîné sur 100 mètres.

Plus en détails, les agents de l’ICE étaient en train de procéder au contrôle de Roberto Carlos Munoz, un immigré clandestin originaire du Guatemala condamné pour délinquance sexuelle, selon les archives de l’ICE consultées par nos confrères d’outre-Atlantique. Alors que le chauffard refusait de se soumettre au contrôle routier, Jonathan Ross avait alors brisé la vitre arrière, côté conducteur. Le chauffeur avait ensuite pris la fuite à toute vitesse, tandis que le bras du quadragénaire était coincé entre le siège et le châssis de la voiture. Coincé, il avait été traîné sur plus de 100 mètres, relatait alors le ministère de la Justice américain. Jonathan Ross avait alors été hospitalisé pour des «blessures importantes au bras et à la main», nécessitant 33 points de suture.

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Si l’administration de Donald Trump a pris la défense du quadragénaire pour avoir tiré sur Renee Nicole Good, les responsables démocrates de Minneapolis considère que son intervention relève du meurtre. De son côté, l’ICE a affirmé que la défunte mère de famille avait délibérément foncé avec son SUV sur les agents de police. Une version contestée par les témoins sur place et qualifiée de «connerie» par le maire de Minneapolis, Jacob Frey.

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