Iran : plus de 50 manifestants auraient été tués depuis le début du mouvement de…

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By InfoHunter


Depuis fin décembre, l’Iran est secoué par une vague de manifestations qui défient le pouvoir en place. Selon l’ONG Iran Human Rights, plus de 50 manifestants auraient été tués depuis le début du mouvement de révolte.

Un bilan lourd. Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a averti vendredi que l’Iran ne «reculerait pas» face à une vague de contestations qui prend de l’ampleur et défie la République islamique, en place depuis 1979. Dans les rues de Téhéran et d’autres grandes villes, des Iraniens scandent désormais ouvertement «mort au dictateur» et réclament la fin du régime théocratique, alors que le mouvement, initialement lié au coût de la vie, dure depuis treize jours. Selon l’ONG Iran Human Rights, basée en Norvège, au moins 51 manifestants, dont neuf enfants, ont été tués, et des centaines d’autres blessés, depuis le début de la contestation le 28 décembre, a indiqué vendredi l’organisation.

Dans un discours diffusé à la télévision d’État devant ses partisans scandant « mort à l’Amérique », Ali Khamenei a adopté un ton offensif. Il a affirmé que «la République islamique ne reculera pas face aux saboteurs», dénonçant la destruction d’un bâtiment à Téhéran par ce qu’il a qualifié de « vandales ».

Une punition « maximale » pour les émeutiers

Les manifestations ont continué malgré une coupure quasi totale d’Internet à l’échelle nationale, rendue difficilement accessible après la décision des autorités de bloquer le réseau, selon des groupes de surveillance du net comme NetBlocks.

Des images vérifiées par l’AFP montrent des foules défiant le pouvoir dans la capitale, avec des manifestants à pied et des automobilistes klaxonnant en soutien au mouvement, tandis que la télévision iranienne diffusait des contre‑manifestations favorables aux autorités et montrait des dégâts attribués aux protestataires, dont des bus et bâtiments publics incendiés selon le maire de Téhéran.

Les forces de sécurité ont intensifié la répression dans plusieurs villes, et les autorités judiciaires ont averti que la punition des «émeutiers» serait «maximale». Un procureur et plusieurs membres des forces de sécurité ont notamment été tués lors des manifestations, selon le pouvoir judiciaire.

Donald Trump sera « renversé »

Sur la scène internationale, la France a appelé les autorités iraniennes à la «plus grande retenue» dans leur réponse, et l’Union européenne a condamné une violence qualifiée d’inacceptable, tout en dénonçant la coupure d’Internet comme le signe d’un «régime qui a peur de son peuple». Le haut‑commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a réclamé une enquête rapide et indépendante sur les manifestants tués. Dans le même temps, Reza Pahlavi, fils de l’ancien chah et figure de l’opposition en exil, a appelé à une nouvelle mobilisation et demandé au président américain d’intervenir rapidement en Iran pour affaiblir le pouvoir répressif du régime.

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Ces manifestations sont les plus importantes en Iran depuis celles qui ont suivi la mort en 2022 de Mahsa Amini, et interviennent alors que le pays est affaibli après une guerre récente avec Israël et l’imposition de sanctions internationales liées à son programme nucléaire.

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