Pour de nombreux pays, l’année 2026 devrait être celle d’avancées voire de découvertes importantes sur le plan spatial. Lancement de télescopes et de sondes, mission Artemis II en direction de la Lune, éclipse solaire totale, voici les événements incontournables du calendrier spatial.
Une année spatiale 2026 rythmée. Le calendrier très chargé de la prochaine année sera marqué par un grand nombre de missions entreprises par différents pays. Artemis II en sera la star, dès février prochain. La France marquera également son histoire, en envoyant une deuxième astronaute nationale dans l’espace.
Le moment fort de l’année 2026 sera sans doute le 5 février 2026, date du départ des quatre astronautes américains et canadiens de la Nasa en direction de l’orbite lunaire. Une première pour l’humanité depuis plus de 50 ans, Apollo 17 remontant à l’année 1972.
Artemis II, dernière étape sur la Lune avant de viser Mars ?
Le voyage devrait durer 10 jours et permettre de stabiliser une présence autour de la Lune à terme. La Nasa explique également compter sur cette mission pour «apprendre et progresser sur la Lune avant de prendre un pas de géant, celui d’envoyer les premiers astronautes sur Mars».
«Ils ne marcheront pas sur la Lune, mais ce sera la première mission spatiale où l’on sera à une distance suffisamment lointaine de celle-ci pour avoir une perspective de la Terre et son satellite, en même temps», analyse quant à lui le plus jeune homme à avoir mis les pieds sur la Lune, Charles Duke (Etats-Unis), pour .

En France, 2026 sera l’année de Sophie Adenot. Elle s’apprête, à 43 ans, à devenir la deuxième astronaute du pays à être envoyée en orbite, après Claudie Haigneré, en 1996. Trente ans après, la native deCosne-Cours-sur-Loire (Nièvre) va rejoindre la Station spatiale internationale (ISS) à partir du 15 février 2026. Elle y restera huit mois. L’une des expériences qu’elle mènera aura une visée éducative : elle fera germer des plantes en même temps que plusieurs milliers d’élèves français.
De nouvelles photos de l’univers pour ravir le grand public
De son côté, l’observatoire Vera-C.-Rubin, qui a déjà fait parler de lui pour avoir publié ses premières images spectaculaires de l’espace, a annoncé commencer une étude officielle de l’univers et du temps, dès le début de l’année 2026.

Grâce au plus grand appareil photo numérique jamais conçu, Rubin devrait enregistrer près d’un millier d’images australes, chaque nuit. Le public risque d’en prendre plein les yeux. Plus que le simple volet visuel assuré par cet observatoire, la richesse des données qu’il fournit permet d’aider les scientifiques à mieux comprendre certains phénomènes comme ceux des trous noirs et des astéroïdes. Ainsi, plus de 2.000 astéroïdes ont déjà été repérés par cet outil.
Space X et Blue Origin se disputent une technologie décisive
D’autres avancées technologiques seront assurées par des sociétés spatiales privées, comme Blue Origin, propriété de l’incontournable Jeff Bezos. Cette année, l’entreprise a en effet prévu de développer un véhicule permettant un atterrissage lunaire robotisé. Comme l’a déjà confirmé la Nasa, si cette opération est fructueuse, ce vaisseau pourrait remplacer l’utilisation de Starship, propriété de SpaceX. Preuve que les investisseurs les plus fortunés se disputent désormais l’espace.
Mais l’espace reste avant tout le terrain de chasse des plus grandes puissances mondiales, comme le démontrent les projets américains, chinois ou encore japonais anticipés en 2026. Les trois pays ont en effet annoncés envoyer des sondes spatiales robotisées, notamment pour rapporter de Mars certains fragments permettant d’en savoir plus sur la planète rouge.
Le Japon, avec MMX, souhaite en effet étudier des échantillons des satellites de cette planète, Phobos et Deimos, afin de mieux comprendre leur origine et valider certaines théories astrophysiques. De leur côté, les Chinois visent le pôle sud de Mars, avec Chang’e 7.
Le 12 août, date incontournable du calendrier de l’observation céleste
En matière d’observation céleste, le public sera comblé. Supers lunes, éclipse totale et pluies d’étoiles filantes investiront tour à tour les paysages diurnes de notre planète bleue. Cette année, on compte un total de 13 pleines lunes.
Ces dernières sont prévues aux dates suivantes : le samedi 3 janvier 2026 à 11h02, le dimanche 1er février 2026 à 23h09, le mardi 3 mars 2026 à 12h37, le jeudi 2 avril 2026 à 04h11, le vendredi 1er mai 2026 à 19h23, le dimanche 31 mai 2026 à 10h45, le mardi 30 juin 2026 à 01h56, le mercredi 29 juillet 2026 à 16h35, le vendredi 28 août 2026 à 06h18, le samedi 26 septembre 2026 à 18h49, le lundi 26 octobre 2026 à 05h11, le mardi 24 novembre 2026 à 15h53 et le jeudi 24 décembre 2026 à 02h28.
Pour la pleine lune la plus attendue de l’année, qui permettra aux Terriens d’observer la Lune à sa plus proche distance, il faudra attendre la toute fin d’année : le 24 décembre 2026. Il s’agira de la pleine Lune la plus grande et la plus brillante des huit dernières années.
Des éclipses solaires seront également au programme en 2026, la Lune passant entre la Terre et le Soleil le 12 août prochain. Selon les experts, ce phénomène sera particulièrement facile à observer depuis les régions les plus nordiques de la Russie et de l’océan Arctique (Groenland, Islande). Depuis la France, on estime que l’obscuration atteindra 92% à Paris, mais 99,5% à Biarritz. Largement de quoi vivre un instant magique.
De même, durant la période estivale, on prévoit des pluies d’étoiles filantes. Un phénomène récurent, où des centaines d’étoiles filantes passent chaque heure, permettant d’assister à un véritable ballet céleste. Cette fréquence est due au fait que la Terre traverse un essaim de débris cométaires appelé Perséides, dont le pic en 2026 devrait être compris entre le 12 et le 13 août. Une date définitivement cochée sur le calendrier de tous les amoureux d’observation céleste.
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