Finistère : trois hommes condamnés à de la prison ferme après une course poursuite avec des…

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By InfoHunter


Trois hommes ont été condamnés ce mardi à des peines allant de six mois à quatre ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Brest. Dans la nuit du 27 au 28 décembre, sept gendarmes ont été blessés, dont cinq plus sérieusement, lors d’un refus d’obtempérer s’étant déroulé dans le Finistère.

Une course poursuite aux lourdes conséquences.Trois hommes ont été condamnés ce mardi à des peines allant de six mois à quatre ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Brest pour une course poursuite, à l’issue de laquelle plus sept gendarmes ont été blessés.

Le conducteur du véhicule, Franck L.V., 51 ans, a été condamné à quatre ans de prison ferme pour violences sur plusieurs militaires de la gendarmerie. Ses passagers Baptiste B., 21 ans et Zied S., 40 ans, ont été condamnés respectivement à 15 mois de prison ferme, et six mois de prison sous bracelet électronique, notamment pour outrage et violence.

L’affaire a débuté sur la commune de Saint-Pol-de-Léon, dans le Finistère. Une patrouille de la gendarmerie a aperçu un individu qui était en train d’uriner contre un véhicule en stationnement. Après son acte, l’homme est reparti avec trois autres personnes en véhicule, phares éteints.

Les gendarmes ont ensuite procédé aux vérifications nécessaires pour identifier le véhicule de l’individu. Ce dernier est apparu «comme volé depuis le 21 décembre 2025». Les militaires, appartenant à la communauté de brigades de Saint-Pol-de-Léon, ont alors décidé de procéder au contrôle de l’habitacle, faisant injonction au conducteur de s’arrêter. Ce dernier a refusé d’obtempérer et a pris la fuite, «en empruntant la 4eme voie à contre-sens, en direction de Morlaix», selon le magistrat.

Les gendarmes ont alors pris en chasse le véhicule suspect qui sortait à Henvic avant de poursuivre sur une route de campagne. Des renforts ont été appelés. Au total, 11 gendarmes ont été engagés, dont des membres du Peloton de surveillance et d’intervention de la Gendarmerie (PSIG).

Un conducteur «violent et menaçant»

Le véhicule s’est, dans un premier temps, arrêté dans un champ. A ce moment-là, deux passagers ont quitté l’habitacle. Ils ont été interpellés «après avoir commis des faits d’outrages, de rébellion et de menaces de mort envers les gendarmes», a indiqué le procureur de la République de Brest.

Puis, le conducteur a repris la fuite. «Une collision s’en suivait avec des véhicules de la gendarmerie. Le conducteur poursuivait, entre rues et champs», a expliqué le magistrat. Les gendarmes ont tenté à plusieurs reprises d’intercepter le véhicule suspect, mais ce dernier «continuait d’avancer dans leur direction, en les mettant en danger».

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Alors qu’il prenait tous les risques, le conducteur, toujours au volant de son véhicule, a forcé le passage par un talus avant que l’habitacle ne soit percuté par une voiture du PSIG et de finir dans un fossé.

Lors de leur interpellation, le conducteur et la dernière passagère se sont montrés énervés, le premier «se montrant violent et menaçant».

«L’un des protagonistes fournissait en outre aux gendarmes une fausse identité. Il était mené à l’hôpital, afin de constater toute éventuelle blessure et de permettre son identification. L’intéressé commettait alors des violences à leur encontre et les militaires devaient faire usage d’un pistolet à impulsion électrique, afin de pouvoir maîtriser l’individu», a fait savoir le procureur de la République de Brest.

SEPT GENDARMES BLESSÉS

«Il apparaissait, ainsi et finalement, que ce mis en cause avait été condamné à de nombreuses reprises antérieurement et faisait l’objet d’un mandat d’arrêt, suivant décision de la Cour d’appel de Rennes l’ayant condamné, en mars 2025, à une peine de 42 mois d’emprisonnement, pour violences aggravées et association de malfaiteurs», a précisé Stéphane Kellenberger dans son communiqué, notant que les trois autres occupants de la voiture suspecte avaient également des antécédents judiciaires.

Au cours de cette course-poursuite, sept gendarmes ont subi des violences, et cinq d’entre eux ont été sérieusement blessés. Ces derniers ont entre 3 et 10 jours d’incapacité totale de travail (ITT). De plus, trois véhicules ont été endommagés, dont deux très sérieusement, selon la gendarmerie.

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Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez avait alors réagi à cet énième refus d’obtempérer. «Face à ces faits graves, la ligne est claire : ne rien laisser passer», avait-t-il écrit sur X, exigeant une «fermeté absolue».

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