Mort de Brigitte Bardot : 1973, cette année où la star du cinéma a quitté les écrans pour…

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By InfoHunter


Brigitte Bardot est décédée à l’âge de 91 ans. Connue autant pour son illustre carrière d’actrice que pour son combat en faveur de la cause animale, elle décida d’abandonner les plateaux de tournages en 1973 pour se consacrer à sa passion. Cette année-là, pourtant, personne n’y croit vraiment.

Icône du cinéma français, Brigitte Bardot s’est éteinte à l’âge de 91 ans. Sex-symbol des années 1950 et 1960, actrice emblématique, chanteuse et muse, elle était également mondialement connue pour son engagement en faveur de la cause animale. Une passion qui la conduira à tourner le dos au cinéma en 1973, elle avait alors 39 ans.

«Ma vie appartient au sauvetage des animaux, elle ne m’appartient plus», confiait-elle alors, au sommet de sa gloire. «Je veux consacrer mon temps à la défense animale. Et je crois que j’aurai beaucoup de travail. C’est pour cela qu’il faut que je ne fasse plus de cinéma.»

Ainsi, après avoir tourné son dernier film,L’Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot Trousse-Chemisede Nina Companeez, elle met un terme à sa carrière. «C’est mon dernier film, je veux enfin vivre !», lançait-elle à l’époque. En 21 ans de carrière, Brigitte Bardot aura tourné dans 51 films.

Une décision mûrement réfléchie, à laquelle pourtant peu de personnes croient alors. Le scepticisme règne dans les médias comme dans l’opinion publique. Mais Brigitte Bardot reste inflexible : «Quand je prends une décision, je ne reviens jamais dessus.»

Le cinéma, son grand désamour ?

L’année 1973 marque donc officiellement les adieux de Brigitte Bardot au cinéma, un univers qui lui avait pourtant tout donné. Enfin, en apparence.

Car si, à l’écran, «B.B.» est rayonnante, en coulisses, elle éprouve un profond malaise face à un monde qui ne lui ressemble pas. Faux-semblants, compromissions, manipulations : elle le rejette, le milieu du cinéma. Brigitte Bardot est en quête d’authenticité, une authenticité qu’elle trouve auprès des animaux.

Sur les plateaux de tournage, ils ne la quittent jamais. Chiens, chats, canards ou encore vaches et chevaux l’accompagnent, témoins silencieux d’un attachement déjà viscéral. Un amour qui se manifeste de façon spectaculaire lorsqu’elle découvre que la SPA euthanasie les animaux non adoptés. Révoltée, elle décide alors d’adopter dix chiens et vingt chats.

Elle se rend ensuite sur un plateau de tournage à Boulogne et lance un ultimatum aux équipes : si les animaux ne sont pas adoptés par les membres de la production, elle refusera de reprendre le tournage. Le pari est risqué, mais gagnant. Tous trouvent preneur.

Le combat de sa vie

Sauver des animaux de la SPA pour les faire adopter ne suffisait toutefois pas à Brigitte Bardot. Son rêve était de créer un lieu où aucun animal ne serait tué, un véritable paradis. Ce rêve devint réalité à la fin des années 1950, lorsqu’elle acheta Basoche, une maison en région parisienne.

Plus tard, une fois sa retraite prise en 1973, elle s’installe à La Madrague, toujours entourée de ses compagnons à quatre pattes.

En 1986, elle fonde sa propre organisation, la Fondation Brigitte Bardot, dédiée à la lutte contre la maltraitance animale. Pour financer sa fondation, elle réussit à récolter trois millions de francs, soit environ 450.000 euros, en vendant aux enchères bijoux et effets personnels.

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Végétarienne depuis quarante ans, elle s’est fait le porte-voix de multiples combats : dénoncer l’élevage intensif, la chasse à courre, la corrida, la vivisection, l’exploitation des animaux dans les parcs ou encore la tuerie pour la fourrure. L’hippophagie, elle l’avait qualifiée de «l’une de [ses] dernières batailles», espérant en «voir l’abolition avant [sa] mort».

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