
Quarante personnes ont été interpellées samedi soir au Trocadéro (Paris) après avoir lancé des fumigènes et des feux d’artifice. Repérés via les caméras de vidéoprotection, les auteurs ont rapidement été arrêtés par la police. Une enquête a été ouverte et aucun blessé n’est à déplorer.
Une soirée agitée. Quarante personnes ont été interpellées samedi soir à Paris après avoir lancé des fumigènes et des feux d’artifice depuis l’esplanade du Trocadéro, à proximité immédiate de la tour Eiffel. L’information a été confirmée par la préfecture de police auprès de l’AFP.
Les membres du Collectif Ultras Paris célèbrent ce samedi soir le SEXTUPLÉ près de la Tour Eiffel ! 🤩🤩🔴🔵 #TeamPSG
🎥 @Ultramaniaticspic.twitter.com/glIT6wy2xK— ParisTeam (@Paristeamfr) December 27, 2025
Les faits se sont déroulés aux alentours de 20h50. Grâce aux images de vidéoprotection, les forces de l’ordre ont repéré «l’usage par un groupe d’individus de fumigènes et de feux d’artifice place de Varsovie et esplanade du Trocadéro», dans le 16e arrondissement de la capitale.
L’intervention rapide des forces de l’ordre
Alertés par ces images, les effectifs de la préfecture de police se sont rendus immédiatement sur place. «Ils ont procédé à 40 interpellations», a précisé la préfecture, ajoutant qu’une enquête avait été ouverte afin d’établir précisément les circonstances et les responsabilités.
Le préfet de police, Patrice Faure, a salué «la réactivité et le professionnalisme des effectifs, qui ont permis de faire cesser le trouble et d’éviter tout blessé». Aucun incident corporel n’a en effet été signalé lors de l’intervention des forces de l’ordre.
Plusieurs épisodes en quelques semaines
Il s’agit du troisième feu d’artifice sauvage organisé près de la tour Eiffel en l’espace de deux mois. Le 13 décembre dernier, le vidéaste Loris Giuliano avait déjà mis en scène un feu d’artifice au même endroit pour promouvoir un documentaire consacré à Naples. Les images avaient largement circulé sur les réseaux sociaux.
Une enquête pour «mise en danger de la vie d’autrui» avait alors été ouverte, sans qu’aucune interpellation ne soit réalisée à ce stade.
Le 8 novembre, des ultras du Wydad Casablanca avaient enflammé les ponts de Grenelle et de Mirabeau avec des fumigènes et des feux d’artifices pour célébrer les 20 ans de leur existence. Une enquête avait également été ouverte.