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Les températures glaciales s’installent en France. Conséquence : le plan grand froid a été déclenché dans une vingtaine de départements. Les associations s’organisent.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Cela fait 15 ans que la fin d’année n’aura pas été aussi froide. À Paris, le thermomètre affichait moins un degré samedi 27 décembre. Le plan grand froid n’a pas encore été activé dans la capitale. En attendant le déclenchement du dispositif, les associations se tiennent prêtes à héberger et protéger les plus vulnérables. « On est prêt en termes de matériel pour le couchage des personnes. Que ce soit les matelas, les couvertures, les sacs de couchage, les lits picots, ce sont des petits lits qui se déplient, qui se mettent facilement, donc on peut s’installer très rapidement », indique Jamila Marhyoum, directrice des opérations de l’association Espérer 95.
À Reims (Marne) et à Nantes (Loire-Atlantique), cette semaine, trois personnes sans abri ont déjà succombé aux températures glaciales. Une vingtaine de départements ont déclenché le plan grand froid, dont le Nord. À Lille, le nombre de maraudes s’est multiplié ces derniers jours. « Ils nous ramènent une soupe ou un plat de pâtes ou n’importe quoi, mais quelque chose de chaud. Manger une fois chaud dans la journée, c’est important », assure Sam, sans-abri.
Le dispositif permet de renforcer les équipes sur le terrain et de distribuer davantage de matériel. « Il y a une grande détresse sociale. Donc, il faut surtout être à l’écoute de ces gens-là, les écouter, les réconforter et puis faire en sorte que, s’il y a un problème, on puisse agir en conséquence », explique Alain Duriez, maraudeur pour l’Ordre de Malte.
Par mesure de précaution, le plan grand froid devrait rester en place jusqu’à lundi prochain au moins.