A Reims, une personne sans-abri morte de froid pendant la nuit de Noël

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By InfoHunter



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À Reims, un homme est mort de froid dans la rue la nuit de Noël, alors que le plan grand froid n’était pas activé. Pendant ce temps, dans plusieurs départements, des dispositifs d’hébergement d’urgence s’ouvrent pour protéger les plus vulnérables.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.


À Reims, le froid a tué Morgan, un homme sans-abri de 35 ans, dans la nuit du mercredi 24 au jeudi 25 décembre. Il est décédé d’hypothermie selon l’autopsie. La préfecture n’a pas activé le plan grand froid, ce qui révolte Zahia Mouri, fondatrice de la maraude citoyenne rémoise : « Avec le vent glacial et les températures, je ne comprends pas qu’on ne l’ait pas déclenché. »

Le plan grand froid a été mis en place dans 24 départements. Il s’agit d’un dispositif activé par les préfets lorsque les températures sont très basses, afin de protéger les plus vulnérables. Dans le Bas-Rhin, 13 places d’hébergement supplémentaires ont été ouvertes pour les personnes sans-abri. Dans le Vaucluse, le plan grand froid vient aussi d’être déclenché.

Pour la première fois ce 26 décembre, un gymnase d’Avignon ouvre ses portes : 35 sans-abri vont pouvoir passer la nuit au chaud. Benoît Establet, président de la Croix-Rouge du Vaucluse, explique : « Le soir, c’est compliqué pour eux de dormir dehors. Que ce soit au niveau confort ou au niveau santé, ça reste dangereux. » Le gymnase restera ouvert au moins jusqu’à lundi, un soulagement pour ces sans-abri à bout de forces. Un bénéficiaire raconte :« Tu dors au chaud, puis sur un lit… D’habitude je dors sur du béton. »

À Paris, devant l’hôtel de ville, une centaine de femmes et une quarantaine d’enfants attendent dans le froid, à la recherche d’un abri pour la nuit. Parmi eux, une mère divorcée et son fils de cinq ans. Malgré le gel nocturne, le plan grand froid n’a pas été activé par la préfecture de Paris. Dominique Versini, défenseure des enfants à la mairie de Paris, alerte : « On prend un risque qu’un enfant décède et là, c’est une déflagration terrible si un enfant décède demain. Qui sera responsable ? Eh bien, l’État. » Dans la capitale, 3 500 personnes dorment dans la rue, exposées aux dangers du froid hivernal.





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