La direction de Michelin avait assuré que l’entreprise rembourserait cette somme à l’issue d’une commission d’enquête parlementaire qui avait mis au jour en juillet dernier le cas de Michelin.
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« Ça ne ramènera pas l’usine, ça ne ramènera pas ce que notre patron a détruit à Cholet, Vannes et La Roche-sur-Yon, mais je suis content que cet argent soit revenu dans la poche des Français », réagit vendredi 26 décembre sur France Inter Ludovic Robert le délégué CFDT du site Michelin de Cholet après la restitution à l’État par le fabricant français de pneus de la somme de 4,3 millions d’euros.
Cette somme avait été perçue au titre d’un crédit d’impôt pour une usine de La Roche-sur-Yon que Michelin a ensuite fermée en 2020.
La direction de Michelin avait assuré que l’entreprise rembourserait cette somme à l’issue d’une commission d’enquête parlementaire qui avait mis au jour en juillet dernier le cas de Michelin.
Elle l’avait répété après la diffusion du reportage de Complément d’Enquête sur le sujet. Pour Ludovic Robert, « s’il n’y avait pas eu toutes ces pressions, je ne pense pas que Michelin aurait donné cet argent. » « Ce que Michelin déteste, c’est être visible dans les médias quand il ne le choisit pas », assure le syndicaliste.
« On ne peut pas utiliser ou obtenir de l’argent des Français et l’utiliser pour aller à l’étranger », fustige Ludovic Robert. Il demande un nouveau cadre législatif sur les aides publiques aux entreprises. « Si l’affaire Michelin arrive à faire évoluer cela, ça sera la plus belle des victoires », dit-il.