
Le parquet de Paris a ouvert une enquête visant le site britannique «Little sex dolls», accusé de commercialiser des poupées sexuelles d’apparence enfantine.
Un fléau grandissant. Le parquet de Paris a ouvert une nouvelle enquête au sujet de poupées pédopornographiques, cette fois contre le site britannique «Little sex dolls». Il s’agit de la cinquième enquête concernant des plate-formes de vente en ligne en lien avec ce commerce illégal.
La Haute-commissaire à l’Enfance Sarah El Haïry avait indiqué lundi avoir saisi la justice au sujet du site britannique «Little sex dolls», qui permet des envois de ce type de produits vers la France.
Des produits qui «nourrissent des comportements pédocriminels»
«A réception du signalement de la Haute-commissaire à l’Enfance lundi, une enquête a été confiée à la DNPJ (Direction nationale de la police judiciaire) et plus particulièrement à l’Ofmin (l’office mineurs) et l’Ofac (Office anti-cybercriminalité)», a expliqué le parquet.
«Ces produits sont dangereux : ils nourrissent des comportements pédocriminels et mettent en péril la sécurité de nos enfants», avait souligné Sarah El Haïry, en demandant que «l’identité des acheteurs soit communiquée aux autorités compétentes».
Le site britannique avait été signalé par l’association de lutte contre les violences sexuelles sur mineurs Mouv’Enfants. La Haute-commissaire a ainsi saisi la justice après la reception de cette plainte auprès de plusieurs autorités, dont la Répression des fraudes (DGCCRF).
Shein, AliExpress, Temu, Wish et maintenant Little sex dolls
Début novembre, la découverte de la vente de poupées sexuelles d’apparence enfantine sur la plateforme du géant asiatique de l’e-commerce Shein avait déjà fait scandale.
Depuis, le parquet de Paris a ouvert des enquêtes visant Shein, AliExpress, Temu et Wish. Elles portent sur les infractions de «diffusion de message violent, pornographique, ou contraire à la dignité accessible à un mineur» pour les quatre sites mais aussi, pour les deux premiers, sur la «diffusion de l’image ou la représentation d’un mineur présentant un caractère pornographique».
Une vingtaine de personnes soupçonnées d’avoir acheté en ligne ce type de poupées ont été interpellées mi-décembre lors d’une vaste opération policière en France.