
L’épidémie de grippe continue de s’intensifier en France, avec une progression des indicateurs dans toutes les régions et un passage généralisé en phase épidémique, selon les derniers bilans de Santé publique France. Le pic épidémique est attendu entre la fin de décembre et début de janvier, avec une probabilité élevée qu’il survienne pendant la période des fêtes.
Alors que l’hiver bat son plein, l’épidémie de grippe saisonnière poursuit sa progression sur l’ensemble du territoire français, avec une intensification des indicateurs depuis plusieurs semaines. Si l’activité reste pour l’heure qualifiée de modérée par les autorités sanitaires, les données récentes et les modélisations des experts suggèrent que le pic épidémique devrait intervenir d’ici la fin de l’année ou début janvier.
Selon le dernier bulletin hebdomadaire des infections respiratoires aiguës, l’activité liée à la grippe a continué à augmenter dans toutes les classes d’âge et dans toutes les régions hexagonales, marquant une extension nette de l’épidémie sur le territoire. À l’international et en métropole, l’ensemble des régions est désormais en phase épidémique, avec également une circulation active dans plusieurs collectivités d’Outre‑mer.
L’épidémie n’est pas limitée aux grandes villes ou à certains groupes d’âge puisqu’elle touche une grande partie de la population, même si son intensité en médecine de ville comme à l’hôpital reste, pour l’instant, qualifiée de modérée par Santé publique France.
Un pic attendu autour des fêtes
Pour la première fois cette saison, les équipes de l’Institut Pasteur et de Santé publique France ont publié des prévisions de la dynamique de l’épidémie prenant en compte l’évolution observée ces dernières semaines. Il est probable que le recours aux soins pour grippe s’accentue de façon importante cette semaine dans l’ensemble des régions hexagonales et que l’impact sur les services hospitaliers pourrait être fort à anticiper durant la période des congés de fin d’année.
Selon ces projections, l’épidémie a de fortes chances d’atteindre son pic au cours de la dernière semaine de 2025, avant de potentiellement basculer vers une décroissance en début d’année 2026. Même si l’activité grippale est encore dite modérée, certains signes témoignent d’une pression accrue sur le système de santé, notamment dans des zones où l’intensité épidémique est plus prononcée, après une saison particulièrement sévère en matière de mortalité avec plus de 17.000 décès.
Dans les Bouches‑du‑Rhône, par exemple, des médecins ont été réquisitionnés par la préfecture pour faire face au double défi des épidémies hivernales et des congés pour de nombreux soignants. Les autorités sanitaires anticipent une hausse des passages aux urgences et des hospitalisations pour syndrome grippal à mesure que l’épidémie se rapproche de son pic.
À côté de la grippe, une autre maladie respiratoire hivernale, la bronchiolite, semble avoir atteint son pic ou montre des signes de stabilisation. Les indicateurs liés à cette infection, principalement causée par le virus respiratoire syncytial (VRS) et touchant surtout les nourrissons, commencent à diminuer en ville, et les passages aux urgences ou hospitalisations liés à cette maladie montrent une tendance à la baisse.