
Un jeune majeur a été placé en détention provisoire, a indiqué samedi le parquet national antiterroriste (Pnat). Il s’agit d’un Alsacien radicalisé soupçonné de vouloir s’en prendre à des policiers. Celui-ci a été mis en examen pour «association de malfaiteurs terroriste».
Il avait été repéré pour ses prises de position radicales. Ce samedi un jeune homme de 19 ans a été mis en examen et placé en détention provisoire par le parquet national antiterroriste (Pnat), pour «association de malfaiteurs terroriste en vue de crimes contre les personnes».
Il s’agit d’un Alsacien, d’origine italo-marocaine, résidant du côté de Colmar (Haut-Rhin), repéré sur les réseaux sociaux, où il aurait prêté allégeance à Daech. Selon le Parisien, il a été interpellé en début de semaine.
Le mis en cause aurait projeté de commettre un attentat et de s’en prendre à des fonctionnaires de police. Des consultations d’adresses de commissariat auraient été découvertes sur ses supports numériques. Devant les enquêteurs, il a contesté toute velléité de passer à l’acte.
Un rajeunissement des suspects
Des personnes de plus en plus jeunes sont dans les radars du Pnat. «Depuis quatre ou cinq ans, nous observons un très net rajeunissement des personnes qui sont mises en examen, avec plutôt des personnes qui ont moins de 20 ans», avait confié récemment le procureur de la République antiterroriste Olivier Christen.
Interrogé sur ces profils, le magistrat avait décrit des jeunes hommes qui «passent beaucoup de temps sur les réseaux». «TikTok ou Telegram ont des algorithmes qui les conduisent assez rapidement, dès lors qu’ils recherchent des contenus liés souvent à l’ultraviolence, vers des contenus de nature jihadiste», a-t-il ajouté.
Des contenus qui, selon lui, «parviennent à les convaincre que leur mal-être est dû à la société, et dont la réponse est de l’attaquer».