
Ce samedi, un homme armé d’un couteau, menaçant des passants en plein cœur d’Ajaccio, en Corse-du-Sud, a été tué par la police. Voici ce que l’on sait sur l’individu.
Un profil inquiétant. À Ajaccio, la police a tué un homme armé d’un couteau qui menaçait des passants en plein centre-ville, ce samedi. Le procureur a écarté la piste d’un acte terroriste.
Selon le parquet, il s’agissait d’un homme de 26 ans, de nationalité sénégalaise. L’individu a été mortellement touché par un ou plusieurs tirs effectués par la police nationale, a confirmé le procureur de la République d’Ajaccio, Nicolas Septe.
Toujours selon le procureur, l’homme était titulaire d’un visa étudiant. Il aurait «entamé une déambulation à trottinette en partant de la rocade, puis se serait dirigé vers le cours Napoléon», avant d’avoir «une première altercation dans un bar».
La police est intervenue lors d’une deuxième altercation dans un autre bar du cours Napoléon. Dans un communiqué publié ce samedi en fin de journée, le procureur a expliqué que l’homme «refusait d’obéir aux injonctions et jetait sur les policiers sa trottinette, sans les atteindre».
Un individu déjà connu des forces de l’ordre
La police a par la suite cherché à le maîtriser «avec a priori un et deux coups de taser, sans succès». C’est à ce moment-là que l’homme aurait ensuite brandi «un couteau en direction d’un des policiers, en le menaçant».
«L’un des policiers de la patrouille voyant son collègue menacé, faisait alors usage de son arme de service neutralisant ainsi l’agresseur», a expliqué le parquet.
En janvier 2025, cet homme avait déjà été mis en cause pour des faits de menaces en Seine-Saint-Denis, près de Paris, toujours selon le parquet. Lors de cette interpellation, il portait un couteau et avait résisté au moment de son menottage.
Sa garde à vue avait finalement été déclarée «incompatible», «le médecin requis ayant préconisé une hospitalisation d’office», a finalement précisé le procureur.
Selon le maire d’Ajaccio, Stéphane Sbraggia, l’individu venait du quartier Sainte-Lucie.
«On entre trop facilement dans notre pays»
Sur X, le député de la Corse François Xavier Ceccoli s’est exprimé sur les faits. Selon lui, «les motifs d’entrée et de permanence dans notre pays» de cet individu «ne peuvent que nous interpeller».
Les informations qui, depuis la mi journée, ont été rendues publiques au sujet de la personne qui circulait, un couteau à la main, sur le cours Napoléon d’Ajaccio, sont convergentes et méritent d’être analysées.
Il s’agit d’un immigré sénégalais de 26 ans, déjà connu pour des…
— François Xavier Ceccoli (@FXceccoli) December 20, 2025
«Un cas exemplaire en somme, énième d’une longue série, qui corrobore ce que Bruno Retailleau dénonçait au ministère de l’Intérieur il y a quelques semaines encore : nous avons aujourd’hui en France un problème d’immigration qu’on se refuse de régler», a-t-il ajouté.
«On entre trop facilement dans notre pays et on s’y maintient peu importe les méfaits qu’on y commet. L’immense majorité de la population est exaspérée par cette situation qui contribue de manière directe à l’insécurité croissante qui empoisonne notre société», a conclu le député.
Une enquête a donc été ouverte pour «homicide volontaire aggravé» à l’encontre du policier auteur des coups de feu, et «tentative d’homicide aggravé» contre l’assaillant, a déclaré le procureur d’Ajaccio Nicolas Septe.
«L’enquête aura pour objectif de préciser les contours de la personnalité de cet individu apparemment instable» et «de préciser les raisons de son comportement agressif et velléitaire» a expliqué ce dernier.
Une autopsie sera également prochainement pratiquée sur l’individu, pour voir s’il était «sous l’emprise de stupéfiants, et ou d’alcool et ou d’une autre substance».