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Vladimir Poutine a tenu sa traditionnelle conférence de presse de fin d’année. Il a notamment évoqué les objectifs en Ukraine et les accusations de jeter de l’huile sur le feu des Européens.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Il se dit prêt à négocier. Presque quatre ans après le début de l’offensive russe en Ukraine, Vladimir Poutine en appelle désormais à Kiev et à ses alliés pour tenter de mettre fin à la guerre : « La balle est entièrement dans leur camp. Nous sommes prêts à la fois pour des négociations et pour mettre fin au conflit par des moyens pacifiques. »
L’Ukraine a été au cœur de cette traditionnelle conférence de presse qui se tient chaque année à la même période, retransmise en direct à la télévision russe. Interrogé pendant plus de quatre heures, Vladimir Poutine s’est notamment félicité des dernières avancées de l’armée russe en Ukraine : « Nos troupes avancent sur toute la ligne de contact des combats, par certains endroits à un rythme plus soutenu, ailleurs plus lentement. Mais l’ennemi recule dans toutes les directions ».
À l’heure actuelle, la Russie contrôle environ 19 % du territoire ukrainien. Vladimir Poutine pourrait-il aller encore plus loin et attaquer d’autres pays ? Interrogé à ce sujet, le président russe affirme qu’il n’entend pas lancer d’autres offensives, mais à une condition : « Il n’y aura aucune autre opération si l’on nous traite avec respect et que l’on respecte nos intérêts. »
Pas de quoi convaincre Volodymyr Zelensky. Le président ukrainien était en déplacement en Pologne, vendredi 19 décembre : « Sans l’indépendance de l’Ukraine, Moscou viendra inévitablement ici et poursuivra son avancée en Europe. Sans notre indépendance, Moscou s’en prendra inévitablement à la Pologne. »
Kiev a également annoncé entamer de nouvelles consultations dès ce vendredi avec les Européens et les États-Unis. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, affirme de son côté que les négociations progressent, mais que le chemin est encore long pour mettre fin à la guerre.