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À Gaza, plus de 11 000 personnes sont encore portées disparues selon l’ONU. Depuis le cessez-le-feu, les familles n’ont de cesse de rechercher leurs proches, l’identification des victimes demeure extrêmement difficile.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Les fouilles commencent enfin sur le site de cet immeuble à Gaza dans la matinée du jeudi 18 décembre. Il a été détruit, bombardé par l’armée israélienne le 19 décembre 2023 dans les premiers mois de la guerre. Sous des amas de béton, des corps ensevelis. La défense civile contrôlée par le Hamas s’active et parvient à exhumer les premiers restes humains enfermés dans des sacs blancs pour être identifiés. Depuis deux ans, des familles attendent. Jeudi 18 décembre, certains proches essaient de reconnaître un vêtement, un indice, avec tristesse pour certains. « Tout ce que je veux c’est retrouver ma fille, même un morceau d’elle, même si je sais que je ne la prendrai plus jamais dans mes bras » déplore Umm Musa Salem, mère d’une disparue.
Faute d’engins de déblaiement en nombre suffisant et d’appareils de détection pour localiser les victimes, les recherches sont difficiles et prennent du temps. Dans ces décombres, il y a au moins 70 cadavres. Dans la Bande de Gaza, ce serait près de 11 000 Palestiniens portés disparus selon les Nations Unies, la plupart sous les débris de ces villes rasées. Il y a aussi des victimes ciblées par des tirs israéliens. C’est ce qui serait arrivé au fils aîné de la famille d’Abu Amjad Aljarba. « Je suis allé à sa recherche j’ai fouillé partout mais je n’ai rien trouvé il n’y avait plus que du sable dans cette zone. Peut-être qu’ils l’ont enseveli avec un bulldozer », raconte-t-il. Pour les dépouilles retrouvées et non identifiées elles sont inhumées dans des fosses communes aménagées dans des terrains vagues au fur et à mesure que des corps sont sortis des décombres. Devant ces tombes, un numéro, une date et la mention : « ne pas enlever le panneau en vue d’une identification future.