la signature de l’accord reportée au mois de janvier, annonce Ursula von der Leyen aux dirigeants de l’Union européenne

Photo of author

By InfoHunter


Les agriculteurs mobilisés contre ce traité espèrent que la présidente de la Commission européenne « ne recule pas pour mieux sauter ».


Publié



Mis à jour



Temps de lecture : 2min

Ursula Von der Leyen arrive au sommet européen à Bruxelles, le 17 décembre 2025. (JONATHAN RAA / AFP)

Ursula Von der Leyen arrive au sommet européen à Bruxelles, le 17 décembre 2025. (JONATHAN RAA / AFP)

La signature du traité du Mercosur repoussée d’un mois. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a informé les dirigeants des 27 pays de l’Union européenne, réunis à Bruxelles, du report à janvier de la signature de l’accord commercial entre l’UE et des pays du Mercosur, a-t-on appris jeudi 18 décembre de sources diplomatiques, confirmées par la rédaction européenne de francetélévisions

Le président brésilien Lula avait ouvert la voie à ce report quelques heures plus tôt après un échange téléphonique avec la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni qui lui avait demandé de la « patience », assurant que l’Italie soutiendrait l’accord in fine. Ce délai supplémentaire est un revers pour la Commission européenne, l’Allemagne et l’Espagne qui poussaient pour une signature dans les prochains jours.

Ursula von der Leyen espérait parapher ce traité de libre-échange samedi, lors du sommet du Mercosur dans la ville brésilienne de Foz do Iguaçu. Mais elle avait besoin au préalable de l’aval d’une majorité qualifiée d’Etats membres à Bruxelles, ce qu’elle n’a pas obtenu en raison en particulier de l’opposition de la France et de l’Italie.

Toute la journée, des agriculteurs ont manifesté devant les bâtiments de la Commission européenne à Bruxelles. Ils considèrent que les clauses du traité ne les protègent pas assez face à la concurrence sud-américaine. « La mobilisation des agriculteurs a fait en sorte qu’elle a reculé », se félicite Patrick Bénézit président de la Fédération Nationale Bovine (FNB), éleveur de bovins dans le Cantal sur franceinfo. « Nous, ce qu’on veut, c’est qu’elle ne recule pas pour mieux sauter », dit-il. Il appelle à « renégocier de fond en comble » ce projet d’accord. Une tâche impossible à réaliser d’ici janvier, selon lui. « S’il faut remonter à Bruxelles, nous y retournerons », prévient-il.





Source link

Laisser un commentaire