l’influenceur algérien jugé en appel ce mardi à Montpellier

Photo of author

By InfoHunter



Ce mardi 16 décembre, l’influenceur algérien «Doualemn», condamné à cinq mois de prison avec sursis en première instance, doit comparaître devant la cour d’appel de Montpellier. Il est accusé de «provocation non suivie d’effet à commettre un crime ou un délit». 

Que va décider la seconde instance ? Condamné jeudi 6 mars dernier par le tribunal correctionnel de Montpellier (Hérault) à cinq mois de prison avec sursis, l’influenceur algérien Boualem Naman, dit «Doualemn», doit comparaître ce mardi 16 décembre devant la cour d’appel de Montpellier.

L’influenceur algérien est à nouveau jugé pour des faits de «provocation non suivie d’effet à commettre un crime ou un délit». Pourtant, la condamnation qui a été prononcée à son encontre en mars dernier est inférieure à celle requise par le parquet lors de l’audience du 24 février 2025, le ministère public ayant demandé une peine de six mois avec sursis contre l’influenceur. Dans le même temps, l’avocat de «Doualemn», Jean-Baptiste Mousset, avait plaidé la relaxe. 

Les faits reprochés à Boualem Naman remontent au début du mois de janvier dernier. A l’époque, cet Algérien de 60 ans avait publié une vidéo sur son compte TikTok, dans laquelle il appelait à «donner une sévère correction» à un opposant au régime actuel algérien. L’influenceur était sous le coup d’une OQTF, avant qu’elle ne soit annulée par le tribunal administratif de Melun au début du mois de février.

Dans un premier temps, les autorités avaient considéré les propos de «Doualemn» comme un appel au meurtre, avant que la justice ne retienne une autre traduction, qui relevait davantage d’une incitation à «attraper» un homme et lui infliger une «correction sévère». Mais selon le préfet de l’Hérault, les propos de l’homme justifiaient un retrait de son titre de séjour et son expulsion vers l’Algérie. Sauf qu’à son arrivée sur le sol algérien, le 9 janvier, les autorités locales l’avaient renvoyé en France. 

un cas emblématique des tensions entre paris et alger

Dans le cadre de cette procédure, Boualem Naman avait comparu, mercredi 5 mars, devant la Commission d’expulsion (Comex) au tribunal judiciaire de Montpellier dans le cadre d’une nouvelle demande d’expulsion formulée par le préfet de l’Hérault. Le 12 mars, la Comex avait rendu un avis favorable à la demande des autorités et «Doualemn» avait été interpellé jeudi 20 mars dans la matinée à son domicile de Montpellier en vue de son expulsion. 

Il avait été transféré par les policiers à Paris puis placé dans un centre de rétention administrative (CRA). Dans la foulée, une demande de suspension de la décision d’expulsion avait été formulée par les avocats de «Doualemn» et celle-ci avait été rejetée par le tribunal administratif de Paris, estimant que les conditions pour prononcer cette suspension n’étaient «pas réunies». 

La justice administrative considérait en réalité que, malgré sa longue présence sur le territoire français, «pendant environ vingt ans en situation irrégulière puis quinze ans en situation régulière», Boualem Naman «ne justifiait ni de liens d’une intensité particulière avec ses enfants majeurs et avec ses petits-enfants ou d’une communauté de vie avec sa compagne, ni d’une intégration professionnelle inscrite dans la durée». Quelques jours plus tard, le Conseil d’Etat a rejeté la requête en référé de l’influenceur algérien.

Finalement, faute d’accord avec le gouvernement algérien nécessaire à son expulsion, Boualem Naman était sorti libre mardi 17 juin 2025 du CRA du Mesnil-Amelot, au bout de la durée légale maximum d’enfermement, soit 90 jours. Il est depuis assigné à résidence avec des conditions particulièrement strictes. 



Source link

Laisser un commentaire