un projet autoroutier en Haute-Vienne à 132 millions d’euros pour 6,5 km fait polémique

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By InfoHunter



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Un projet suscite une polémique en Haute-Vienne : une route à 2×2 voies, d’un peu plus de six kilomètres. Les opposants dénoncent l’impact environnemental et le coût de 132 millions d’euros, soit plus de 20 millions le kilomètre. Un prix trois fois supérieur au coût moyen d’une route.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.


Lorsque les riverains s’enfoncent dans la forêt, à Nieul (Haute-Vienne), ils aperçoivent des arbres coupés par centaines. Le début d’un chantier d’ampleur. « Ici, potentiellement, ce serait le tracé de route le plus cher de France : 132 millions d’euros pour 6,5 km », nous indique-t-on.

Soit 20 millions d’euros par kilomètre. C’est deux à quatre fois plus que la normale. Le but du projet est de créer une 2×2 voies pour contourner une route déjà existante et jugée dangereuse : la Nationale 147. De quoi agacer cet habitant : « C’est un gâchis monumental de ressources écologiques, de ressources économiques, également de ressources humaines. Mettre tous ces efforts sur cet unique projet d’aménagement aujourd’hui, c’est un projet qui date de 1992. Nous, on pense que c’est totalement hors sol et totalement en dehors des problématiques actuelles », explique Nicolas Vigier, riverain et membre de l’association Alouette.

Un prix élevé car le paysage est vallonné. Plusieurs ouvrages d’art sont prévus, dont un viaduc de plus de 200 mètres de long. Pour la préfecture, 132 millions, c’est le prix à payer pour une route plus sécurisée. Le taux d’accidents mortels y serait, selon elle, deux fois plus élevé que la moyenne. La Nationale 147, Marie Aurojo l’emprunte plusieurs fois par jour pour livrer du matériel de plomberie. À chaque virage dangereux, le même sentiment : « Il y a beaucoup, beaucoup de circulation et j’avoue que je ne suis pas forcément très rassurée quand je l’emprunte parce que je sais qu’il y a eu pas mal d’accidents », admet la conductrice.

Mais alors, était-il possible de faire moins cher ? Ce maire d’une commune voisine en est convaincu. La solution pour lui : construire la deux fois deux voies à travers les champs, à quelques kilomètres du tracé retenu. « C’est un terrain moins vallonné, un terrain moins chahuté, qui aurait permis d’éviter sans doute des déblaiements, des remblayages plus importants », estime Sébastien Larcher, maire (Sans étiquette) de Couzeix (Haute-Vienne).

Trop tard, car malgré les recours, les travaux ont été autorisés par le tribunal. Leur prix pourrait même encore augmenter avec l’inflation.





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