
La police allemande a annoncé, ce lundi 15 décembre, l’interpellation d’un jeune homme de 21 ans à Magdebourg (Allemagne) vendredi, suspecté de «projets d’attentat» au mobile islamiste.
Une attaque évitée de justesse. Près d’un an après l’attentat du marché de Noël de Magdebourg (Allemagne), un jeune homme de 21 ans «originaire d’Asie centrale» a été interpellé vendredi 12 décembre dans la capitale de la Saxe-Anhalt, soupçonné de préparer un attentat potentiellement «motivé par l’islamisme», ont indiqué les autorités régionales à l’AFP, ce lundi 15 décembre, confirmant des informations de la presse locale.
Le ministère de l’Intérieur a indiqué préparer «une ordonnance d’expulsion» à l’encontre du suspect, qui a été placé en détention provisoire vendredi soir. Cette mesure peut être notamment prise contre un étranger sur la base d’une évaluation factuelle, afin de prévenir un danger spécifique pour la sécurité de l’Allemagne ou une menace terroriste.
Le même jour, cinq autres hommes ont également été interpellés pour leur implication éventuelle dans la préparation d’une attaque à la voiture-bélier contre un marché de Noël en Bavière, dans le sud du pays. Les enquêteurs ont aussi évoqué «une motivation islamiste».
Un imam égyptien de 56 ans officiant dans une mosquée près de Dingolfing-Landau (région de Munich), trois Marocains de 22, 28 et 30 ans et un Syrien de 37 ans ont comparu devant un juge samedi et ont été placés en détention.
Des festivités sous haute tension
Les marchés de Noël se tiennent sous haute sécurité ces dernières années après plusieurs attaques, notamment celle perpétrée près d’un an jour pour jour auparavant dans la même ville par Taleb Jawad al-Abdulmohsen, un Saoudien islamophobe.
Actuellement jugé pour cette attaque à la voiture-bélier qui avait fait six morts, dont un garçon de neuf ans, et plus de 300 blessés, il est atteint de «troubles psychiatriques».
«Ce qui frappe, ce sont les milliers de déclarations» faites par l’agresseur sur les réseaux sociaux «qui indiquent un psychisme pathologique», a déclaré la ministre de l’Intérieur, Nancy Faeser, à l’issue d’une audition devant la commission des Affaires intérieures de la chambre nationale des députés.
Son acte avait replacé les questions de sécurité au centre des préoccupations, intensifiant le débat sur l’immigration et la sécurité, alors que l’Allemagne était en pleine campagne électorale et après plusieurs agressions au couteau, dont certaines commises par des étrangers.
Lors des élections législatives en février dernier, le parti d’extrême droite l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) a obtenu une deuxième place historique.
Après une période d’incertitude liée aux exigences renforcées de sécurité, le marché de Noël de Magdebourg a finalement rouvert fin novembre.