Deux papes, jubilé… Ces 12 dates qui ont marqué 2025 au Vatican

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By InfoHunter


Le Vatican a connu une année 2025 dense, entre deuil et joie. Du «jubilé», un événement rare n’ayant lieu qu’une fois tous les 25 ans à la disparition du pape François et l’avènement d’un nouveau pontificat, voici un retour sur ces 365 derniers jours.

Une année riche en moments forts. Comme le propose I.MEDIA avec sa retrospective annuelle, voici les 12 dates qui ont retenu l’attention dans l’univers pontifical en 2025.

6 janvier : Le pape nomme la première femme préfète d’un dicastère

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Le pape François a nommé la religieuse italienne Simona Brambilla, ancienne supérieure générale des Sœurs Missionnaires de la Consolata, préfète du dicastère pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique. Celle qui était jusqu’alors secrétaire de ce ministère chargé de la vie religieuse, est devenue la première femme de l’histoire à prendre la tête d’un dicastère de la Curie romaine.

Cette nomination avait été rendue possible par la nouvelle constitution apostolique du pape, Praedicate Evangelium(2022). Mais pour des motifs juridiques, notamment la signature de certains décrets qui exigent un rang épiscopal, sœur Brambilla est flanquée d’un «pro-préfet», le cardinal espagnol Ángel Fernández Artime.

14 février : Le pape François est hospitalisé au Gemelli

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Le pape François, atteint d’une affection respiratoire qui limitait ses engagements depuis une quinzaine de jours, a été admis à l’hôpital Gemelli. Diagnostic du personnel soignant : infection multiple des poumons et pneumonie.

Commençait alors pour le pontife argentin de 88 ans une période de traitement en isolement total pendant 38 jours. Les bulletins quotidiens du Bureau de presse du Saint-Siège faisaient état à plusieurs reprises de graves crises respiratoires, et le corps médical, à la veille de sa sortie le 23 mars, prévenait que le pape n’était pas «hors de danger». À son retour du Vatican, le pape, sous canules nasales, ne fit que de rares sorties pour saluer la foule.

21 avril : À 7h35, le pape François décède

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«À 7h35 de ce matin l’évêque de Rome, François, est retourné à la maison du Père». Le cardinal camerlingue Kevin Farrell a ainsi annoncé la mort du pontife argentin lors d’une transmission en direct depuis la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, aux alentours de 9h50.

Le monde médiatique a été pris de court. La veille, comme un symbole, le pape François, visiblement diminué, avait fait un dernier tour en papamobile place Saint-Pierre, à l’occasion de la bénédiction Urbi et Orbi de Pâques. C’était le dernier bain de foule du pontife argentin, vu désormais comme un symbole de son attachement au peuple. Durant trois jours, 250.000 personnes sont venues rendre hommage à sa dépouille dans la basilique Saint-Pierre. Ses funérailles ont eu lieu le 26 avril en présence de 160 délégations nationales et son cercueil, enterré à Sainte-Marie-Majeure, est salué par les Romains sur son trajet dans la ville.

8 mai : Habemus Papam, élection du 267e pape de l’histoire

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À 18h07, sous les objectifs des caméras du monde entier, une fumée blanche s’échappe de la cheminée de la chapelle Sixtine au Vatican, suscitant une clameur dans la foule à faire trembler les piliers de la basilique Saint-Pierre.

L’Américain Robert Francis Prevost vient d’être élu 267e pape de l’histoire à l’âge de 69 ans. Après un conclave d’à peine 24h, les 133 cardinaux électeurs se sont mis d’accord au terme de quatre scrutins seulement. Lors de sa bénédictionUrbi et Orbidepuis la loggia de la basilique, le nouveau pontife, couvert de samozzetta, prêche la paix au monde, une paix qu’il veut «désarmée et désarmante».

18 mai : Léon XIV inaugure son pontificat

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En présence de 156 délégations gouvernementales du monde entier, Léon XIV célèbrait la messe d’inauguration officielle de son ministère pétrinien sur la place Saint‑Pierre. Les premières semaines, s’enchaînent une série de rencontres officielles, cardinaux, médias, personnel de la Curie, prêtres de Rome… où le nouveau pape manifestait un style prudent et conciliateur.

«Les papes passent, la Curie demeure», disait-il ainsi dans son premier discours aux employés du Vatican. Des mots vus comme une volonté de réconfort après 12 ans d’un pontificat éprouvant pour la machine administrative du Vatican, peu considérée sous François qui en pointait les défauts. Marquant sa différence, Léon XIV passait aussi ses vacances estivales à Castel Gandolfo, ancienne résidence d’été des papes que François avait délaissée.

28 juillet-3 août : Les premières «JMJ» de Léon XIV

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Pendant une semaine en plein cœur de l’été, des centaines de milliers de jeunes agitant des drapeaux du monde entier battaient les pavés de Rome pour le «Jubilé des jeunes». Il s’agissait de la première grande rencontre de Léon XIV avec la jeunesse. Durant ces journées, il a notamment invité les délégations à diffuser la paix.

Il a également pris le temps de rencontrer en privé 600 catéchumènes venus de France, et les a appelé à lutter contre la « culture de la mort », le 29 juillet. Le jubilé culminait à Tor Vergata où un million de jeunes, selon les organisateurs, ont participé à une veillée et une messe avec le pontife, qui les a exhorté à rechercher «passionnément la vérité».

7 septembre  : Canonisation des jeunes Pier Giorgio Frassati et Carlo Acutis

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Léon XIV a célébré la première canonisation de son pontificat en déclarant saints Pier Giorgio Frassati (1901-1925) et Carlo Acutis (1991-2006) lors d’une messe célébrée place Saint-Pierre. Dans son homélie, le nouveau pape a encouragé les jeunes du monde entier à «ne pas gâcher» leur vie mais à devenir des saints en «cultivant l’amour pour Dieu» et pour les pauvres.

La date de canonisation des deux jeunes saints très populaires a subi quelques variations : celle de Carlo Acutis devait être le 27 avril, un événement reporté en raison de la mort de François et de Frassati le 3 août.

18 septembre : Léon XIV se confie dans un premier entretien

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Dans un premier entretien dans la biographie «Léon XIV : citoyen du monde, missionnaire du XXIe siècle», le pape se dévoile sur de nombreux sujets. Il affirme qu’il n’a pour le moment pas l’intention de modifier l’enseignement de l’Église sur la famille, sur l’accès des femmes au diaconat, ou sur les couples homosexuels, tout en assurant de sa volonté d’inclure tout le monde. Sur la question des abus sexuels, Léon XIV déclare qu’elle ne peut « devenir le centre de l’attention de l’Église » qui est d’annoncer l’Évangile.

S’il estime «très sain» que la parole des victimes se libère, il tient à la protection de la présomption d’innocence des accusés. Sur un autre sujet sensible, celui de la liturgie, le nouveau pape semble vouloir dialoguer avec les catholiques attachés à la messe en rite tridentin que le pape François avait fortement limité. Le chef de l’Église catholique s’exprime également sur Gaza et le risque d’un génocide, sur les questions financières au Vatican, l’intelligence artificielle ou bien sur sa politique avec la Chine.

26 septembre : Le pape choisit son successeur au dicastère pour les Évêques

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Mgr Filippo Iannone est nommé préfet du dicastère pour les Évêques. Pour ce poste clé de l’administration vaticane, que le pape a lui‑même précédemment occupé (2023-2025), Léon XIV a choisi un homme de la Curie romaine. L’Italien de 67 ans était auparavant à la tête du dicastère pour les Textes législatifs. Il s’agissait de la première fois que le pape nomme un préfet depuis son élection.

9 octobre : La première exhortation apostolique de Léon XIV sur les pauvres

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Intitulée «Dilexi te», «Je t’ai aimé», la première exhortation apostolique de Léon XIV était un héritage de François et fut consacrée à «l’amour envers les pauvres». Faisant de l’attention aux pauvres la boussole de l’Église catholique, le nouveau pontife a appelé les chrétiens à refuser les idéologies qui conduisent à l’immobilisme ou font perdurer une «économie qui tue», et à dénoncer les «structures d’injustice». Dans le sillage de son prédécesseur qui avait lancé la rédaction de cette exhortation, Léon XIV a réitéré son message en faveur des migrants, des femmes maltraitées, des prisonniers ou bien de l’éducation des pauvres.

1er novembre : John Henry Newman est proclamé Docteur de l’Église

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Lors de la messe de la Toussaint, en conclusion du Jubilé du monde de l’éducation, Léon XIV a proclamé le cardinal britannique saint John Henry Newman (1801-1890) «docteur de l’Église» et co-patron des écoles catholiques. S’appuyant sur la figure de l’ancien anglican converti au catholicisme, le pape y a dessiné les grandes missions de l’enseignement catholique dans un monde menacé par le nihilisme et les inégalités.

27 novembre – 2 décembre : Léon XIV accomplit son premier voyage en Turquie et au Liban

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En fin d’nanée, le nouveau pape commençait à prendre la pleine mesure de son rôle de chef de l’Église catholique et de chef d’État. En Turquie, où l’accueil protocolaire reste plutôt réservé dans un pays très majoritairement musulman, il a participé aux commémorations des 1700 ans du Concile de Nicée et a exposé sa méthode pour favoriser le rapprochement entre les confessions chrétiennes, proposant une rencontre des responsables d’Églises à Jérusalem pour le Jubilé de 2033. 

Au Liban, il est venu réconforter une population durement éprouvée par une longue crise économique et politico-sociale, et qui l’accueille avec une ferveur quasi prophétique. Il a notamment appelé les Libanais à se relever et à raviver l’espérance.



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