
À Paris, les habitants du quartier Rosa Parks se sont rassemblés pour exprimer leur désespoir face au crack. Ils se sentent abandonnés par les autorités.
Une situation de plus en plus délicate. Le quartier Rosa Parks dans le 19e arrondissement de Paris fait face à une présence toujours plus régulière de personnes sous l’influence du crack.
Coupée en interview par une femme droguée, une habitante du quartier interrogée par CNEWS ne semble plus étonnée par l’irruption de personnes droguées dans son quotidien.
«C’est une personne que l’on croise régulièrement. Des personnes sont en errance, qui sont souvent atteintes de maladies mentales, qui ont vraiment des gros problèmes psychologiques et ça c’est au quotidien», a-t-elle relaté.
Cette dernière fait référence à des dizaines de personnes qui se rassemblent chaque jour sous un pont à quelques mètres seulement d’une école pour consommer une drogue dévastatrice : le crack.
Des parents inquiets
Cette proximité avec l’école inquiète de plus en plus les parents d’élèves qui, le jour du tournage de CNEWS, ont manifesté. Armés de casseroles, ils ont notamment scandé : «Le crack ! Le crack ! On n’en veut pas !»
Un cri de désespoir pour ces personnes inquiètes, qui ont témoigné au micro de CNEWS sous couvert d’anonymat par crainte de représailles.
«Ce n’est pas parce qu’on est dans un quartier populaire qu’on doit être oublié. Nous avons sincèrement l’impression d’avoir été oubliés et il n’est pas normal que nos enfants n’aient pas une enfance comme les autres», a déploré une mère de famille.
«Souvent les gens sont dévêtus. Ils font leurs besoins devant nous à même le sol et on est confrontés à cela tous les jours», a ajouté une autre.
Les forces de l’ordre sont visibles sur place mais les riverains regrettent le manque de mesures de santé publique pour prendre en charge ces addictions.