les braqueurs auraient pu être arrêtés «à 30 secondes près», révèle l’enquête administrative

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By InfoHunter



Noël Corbin, directeur de l’Inspection générale des affaires culturelles, a été entendu ce mercredi au Sénat au sujet de l’enquête administrative sur la sécurité du Louvre, près de 2 mois après le cambriolage retentissant du musée. Il a expliqué que les voleurs auraient pu être arrêtés «à 30 secondes près». 

Près de deux mois après le casse du siècle au Louvre, deux responsables de l’enquête administrative sur la sécurité du musée ont été entendus ce mercredi 10 décembre au Sénat. 

Des auditions qui surviennent dans un contexte toujours sombre pour le musée le plus visité du monde, fragilisé par le vol de joyaux de la Couronne et contrait de fermer la bibliothèque des Antiquités égyptiennes après une grave inondation. S’ajoute à cela un appel à la grève des agents à partir du lundi 15 décembre prochain. 

C’est dans le cadre de ces conditions compliquées que Noël Corbin, directeur de l’Inspection générale des affaires culturelles (Igac), est venu témoigner ce jour devant la commission de la culture du Sénat sur l’enquête administrative diligentée dès le lendemain du casse par la ministre Rachida Dati. Il a expliqué que la fuite des cambrioleurs ayant dérobé des bijoux au Louvre le 19 octobre aurait pu être empêchée «à 30 secondes près». 

«Il était trop tard»

«A 30 secondes près, les agents de (la société de sécurité privée, NDLR) Securitas ou les policiers auraient pu empêcher la fuite des voleurs», a déclaré Noël Corbin, pointant également un problème majeur de transmission des audits de sécurité au sein de l’établissement.

Le second responsable auditionné est Pascal Mignerey, de la Mission sécurité, sûreté et d’audit (Missa) au ministère de la Culture. Celui-ci a en effet souligné qu’une caméra extérieure avait «bien filmé l’arrivée des voleurs, l’installation de la nacelle, la montée des deux voleurs jusqu’au balcon et, quelques minutes plus tard, leur départ précipité».

Mais ces images n’ont pas été regardées en direct et lorsqu’un agent de la sécurité les a activées, «il était alors trop tard puisque les voleurs avaient quitté la galerie d’Apollon» où étaient exposés des joyaux de la Couronne, selon Noël Corbin dont les propos ont été rapportés par l’AFP.

En introduction des auditions, le président de la commission, le sénateur centriste Laurent Lafon a déclaré que les conclusions du rapport pointaient «la défaillance générale du musée comme de sa tutelle dans la prise en compte des enjeux de sûreté» avant le vol.



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