Publié
Mis à jour
Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min
2min
À quoi ressemblera notre forêt en 2050 ? Confrontée au changement climatique et aux incendies de plus en plus fréquents : la forêt française va-t-elle changer ? Trouverons-nous les mêmes arbres qu’aujourd’hui ? France Télévisions vous explique.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Quand on évoque la forêt française, on pense tout de suite au chêne, au hêtre ou au sapin. Dans 50 ans, ce sera peut-être le pin de Macédoine, le noisetier de Byzance ou le cyprès d’Arizona. Nos arbres vont-ils réussir à s’adapter au réchauffement climatique ? Devrons-nous importer des espèces exotiques ? Pourquoi la forêt va-t-elle devoir se diversifier pour survivre ? Explications en trois infos pour comprendre.
Dans un climat qui se réchauffe, tous les arbres de nos forêts ne partent pas avec les mêmes atouts. La plupart ne supportent pas des températures de l’air supérieures à 41 degrés. Certains n’auront donc pas le temps de s’adapter. Il y aura des gagnants et des perdants, et c’est notre première info. Le hêtre, par exemple, pilier de nos forêts, aime la fraîcheur et l’humidité. Pas vraiment le profil idéal dans un climat plus chaud. Il devrait disparaître d’une large part de nos paysages à la fin du siècle. En revanche, d’autres espèces, plus méridionales, vont étendre leur territoire. Le pin maritime, par exemple, devrait se multiplier en Bretagne. Grâce à sa résistance aux sécheresses et à la chaleur, il pourrait même s’implanter dans tout l’ouest de la France.
La deuxième info, c’est qu’il faut dès maintenant dénicher les essences les plus résistantes chez nous mais aussi ailleurs. L’Office national des forêts teste ainsi des variétés parfois exotiques sur 750 petites parcelles disséminées sur le territoire : sapins de Turquie, chênes d’Andalousie ou même le séquoia américain. Le but est de sélectionner les essences qui peuvent grandir dans le climat d’aujourd’hui et s’épanouir dans le climat de demain.
Malgré cela, certains pans de nos forêts vont mourir à cause du manque d’eau, des incendies ou des maladies. Si l’on veut limiter les dégâts, il faut diversifier. C’est notre troisième info. Fini, les forêts de pins à perte de vue. Il faut mélanger résineux et feuillus, varier les essences et laisser des arbres, constituer une mosaïque pour améliorer la résistance. Une chose est sûre, même avec l’aide de l’homme, la forêt française va changer de visage.