l’Assemblée adopte la hausse symbolique des moyens aux armées

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By InfoHunter



Les députés ont massivement approuvé mercredi le principe d’une hausse des moyens consacrés à la défense, dans un vote symbolique à l’instigation du gouvernement de Sébastien Lecornu. 

«Envoyer un message à nos alliés, comme à nos compétiteurs». C’est par ces mots que Sébastien Lecornu a entamé les échanges autour de la stratégie de défense nationale, ce mercredi à l’Assemblée nationale. 

Les députés ont approuvé «le principe d’une augmentation du budget de la Défense», dans le cadre d’un débat destiné à favoriser l’adoption du budget de l’Etat pour 2026. Pour rappel, celui-ci prévoit d’augmenter les crédits aux armées de 6,7 milliards d’euros.

Le camp gouvernemental, l’alliance RN-UDR, le PS et les indépendants de LIOT ont voté pour. Les groupes LFI et communiste ont voté contre et les écologistes se sont majoritairement abstenus, certains groupes reprochant au gouvernement de vouloir «instrumentaliser» ce débat pour tenter de faire aboutir le budget de l’État.

Cette démarche inédite se fait en parallèle de l’examen du budget, actuellement débattu au Sénat. Le vote n’engage pas la responsabilité du gouvernement. A la tribune, le chef du gouvernement a fait état des «menaces extérieures» depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022. 

Celui-ci a ainsi défendu une hausse du budget, «d’un demi-milliard d’euros de commandes de munitions supplémentaires», ou encore le lancement d’une «filière industrielle de production de drones pour 150 millions d’euros». Mais aussi l’achat de radars et de brouilleurs contre les missiles longue portée «contre les drones».

Un échange capital pour l’adoption du budget 

Dans l’Hémicycle, Marine Le Pen, cheffe de file du RN, a accusé Sébastien Lecornu d’«instrumentaliser» la défense et le besoin d’investissement pour les armées, pour essayer d’amener les députés à adopter le budget de l’Etat pour 2026.

L’adoption du budget de l’État s’annonce plus «difficile» encore que celle de la Sécurité sociale, validée de justesse mardi en deuxième lecture par les députés, a prévenu Sébastien Lecornu. 

La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a d’ailleurs reconnu mercredi que les discussions parlementaires se poursuivraient «probablement en janvier» si «un accord est impossible» entre députés et sénateurs en commission mixte paritaire (CMP) la semaine prochaine. 

Certes, l’objectif de doter la France d’un budget de l’Etat «d’ici au 31 décembre» demeure, selon le gouvernement, mais «la balle est dans le camp du Parlement» et particulièrement «de la droite sénatoriale», qui a «une part des clés» pour aboutir à un compromis notamment avec la gauche afin que l’accord puisse être validé ensuite par les deux chambres.

En cas d’échec de la CMP, le Parlement devra, comme l’année dernière, adopter d’ici fin décembre une «loi spéciale» pour autoriser le gouvernement à percevoir les impôts existants et reconduire les dépenses votées en 2025.

En dépit des demandes de tous bords politiques, Sébastien Lecornu semble toujours exclure le recours à l’article 49.3 de la Constitution pour faire adopter le texte sans vote d’ici la fin de l’année.





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