ces adeptes de la chirurgie esthétique qui font machine-arrière

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By InfoHunter



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La chirurgie esthétique est un phénomène qui touche tous les âges. Mais certaines femmes en sont revenues. C’est le cas de Lola, 22 ans, et Céline, 59 ans, qui ont décidé de retirer des lèvres trop gonflées, et une poitrine trop volumineuse. Elles se trouvent plus belles au naturel. Nous les avons rencontrées.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.

« Ce sont des photos de ma tête avant que j’aie fait enlever mes lèvres. » Même ses amis n’en reviennent pas. Les lèvres de Lola Fontanel étaient encore très gonflées il y a quelques mois. Cette influenceuse, suivie par des milliers de personnes, a multiplié les injections durant quatre ans. Jusqu’au printemps dernier et une brusque prise de conscience.

« J’avais des mauvais commentaires qui me disaient : c’est dommage, t’es jolie, mais tes lèvres, c’est plus possible, faut que t’enlèves. Mes parents, eux, ça fait des années qu’ils me disaient : enlève ça, c’est plus beau. Et à un moment donné, dans le miroir, je me maquillais, je me suis dit : mais en fait, c’est déformé, c’est plus naturel, c’est plus toi. Donc je me suis dit, c’est le moment de tout enlever », confie-t-elle.

Alors, Lola retourne chez un médecin esthétique. Le spécialiste lui injecte un produit qui brûle l’acide que contiennent déjà ses lèvres. Coût de l’opération : 300 euros et un calvaire qu’elle raconte presque en direct. « C’est super douloureux et c’est horrible. Mais bon, il fallait passer par là », l’entend assurer aux internautes dans l’une de ses vidéos.

Aujourd’hui, les lèvres de Lola ont presque retrouvé leur naturel et elle milite pour dissuader les jeunes filles d’abuser des injections. « Je sais que notre nouvelle génération, se compare énormément sur les réseaux sociaux, on va vouloir ressembler à telle personne, à telle star, etc. Mais le plus joli, vraiment, les filles, c’est le naturel, restez qui vous êtes, vraiment », dit-elle en s’adressant à ses abonnés.

Le naturel serait-il la nouvelle mode ? Est-ce la fin de Kim Kardashian, star de la télé-réalité, célèbre pour son fessier remodelé ? Même elle limiterait désormais la chirurgie esthétique. Comme l’actrice Cameron Diaz, qui fut l’une des premières à revendiquer l’arrêt du botox, c’était en 2014 dans cette émission américaine : « Je préfère voir mon visage qui vieillit plutôt que de voir un visage qui ne m’appartient pas du tout », expliquait-elle alors. Ou encore Victoria Beckham, très fière d’avoir fait enlever ses implants mammaires.

Le mouvement, appelé « Nos Chirurgies », se répand dans tous les milieux et à tous les âges. Céline Amptil aura 60 ans l’année prochaine. Elle connaît bien une certaine clinique de chirurgie esthétique. C’est là qu’elle s’était fait opérer il y a 11 ans. Une augmentation mammaire pour réparer les conséquences d’une grossesse et les outrages du temps.

« 48 ans, les enfants sont partis de la maison. On a des ressources confortables, la maison est payée. Pourquoi pas ? C’était joli. J’ai peut-être un petit peu exagéré sur la taille, mais après, voilà, c’était peut-être… Ça répondait à une demande. Une demande d’il y a 10 ans », admet-elle.

Pour revenir en arrière, elle devra débourser entre 3 500 et 5 000 euros, à peu près le même prix que l’opération initiale. La chirurgienne va lui retirer des implants de cette taille. « On accepte les rides, on accepte les cheveux blancs, et puis tout d’un coup, vous avez une poitrine comme ça, donc vous dites : ‘Tiens’, quand vous vous regardez dans le miroir, vous voyez bien qu’il y a un décalage par rapport au reste du corps. Les bras commencent à flétrir, tout le reste du corps bouge, et c’est ça qui reste… identique. Pendant dix ans, ça ne bouge pas », explique Céline.

Ce discours, la chirurgienne l’entend de plus en plus. Depuis deux ans, elle retire des implants mammaires au moins une fois par mois. Cela n’arrivait jamais auparavant : « Il y a eu vraiment un moment, les années 2000-2010, une explosion en termes d’injections, de volume. Aujourd’hui, on revient un petit peu en arrière. L’effet Kim Kardashian est passé », analyse le Dr Maria-Elisa Pecorelli.

Céline se fera opérer en février. Elle ne devrait garder que de légères cicatrices.





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