des boutons d’alerte pour protéger les buralistes

Photo of author

By InfoHunter



Publié



Mis à jour



Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min

La région Auvergne-Rhône-Alpes expérimente 200 boutons d’alerte dans des bureaux de tabac pour renforcer la sécurité des buralistes, de plus en plus ciblés par les braquages. Un dispositif rassurant pour certains commerçants, mais dont l’efficacité réelle interroge face à la violence croissante des agressions.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.


La région Auvergne-Rhône-Alpes déploie une nouvelle stratégie de sécurité : 200 boutons de signal vont être distribués et testés dans des bureaux de tabac. Une simple pression permet d’alerter les forces de l’ordre, de prévenir jusqu’à cinq contacts et d’enregistrer le son d’un éventuel braquage.

Un dispositif rassurant pour Didier Gimenez, buraliste lyonnais : « Nous, on voit 300-400 personnes par jour, forcément il y a des moments ça ne se passe pas. Tout ce qui concerne la sécurité dans un bureau de tabac, c’est toujours bien. Pouvoir contacter les forces de l’ordre en priorité, c’est très très bien. »

Le coût unitaire du bouton d’alerte est d’une centaine d’euros, entièrement financé par la région. Il vient compléter les systèmes déjà installés par les commerçants eux-mêmes. Didier Gimenez en possède un, qu’il n’a heureusement jamais eu à utiliser.

À quelques kilomètres, à Villeurbanne (Rhône), Didier Gonin, également buraliste, n’a pas eu la même chance. Équipé d’un système maison, il a dû s’en servir lors d’un braquage il y a sept ans. Il témoigne : « Il y en a un qui prenait les clients avec son 9 mm et qui les mettait en joue directement sur notre banquette. On en a eu un qui braquait directement ma salariée. »

Les bars-tabacs sont devenus des cibles privilégiées. Entre 2023 et 2024, les vols à main armée contre les commerçants ont augmenté de 13,7 %. Face à la violence de certains actes, Didier Gonin nuance l’efficacité de ces outils : « On peut très bien appuyer sur un bouton, avoir trois flingues sur la tempe comme ça m’est arrivé, et finalement attendre que la police arrive et être traumatisé à vie. »

La région Auvergne-Rhône-Alpes compte 2 671 buralistes. Seuls 200 boutons seront installés dans les prochains jours pour un premier retour d’expérience.





Source link

Laisser un commentaire