la mère, condamnée à 30 ans de réclusion criminelle pour avoir empoisonné ses filles, fait appel

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By InfoHunter



Condamnée à 30 ans de réclusion criminelle pour avoir empoisonné ses filles, Maylis Daubon a fait appel du verdict rendu par la cour d’assises des Landes mercredi 3 décembre dernier, a indiqué son avocat Me Gérard Danglade. 

Un nouveau procès à venir. Ce lundi 8 décembre, Maylis Daubon, condamnée à 30 ans de réclusion criminelle mercredi 3 décembre dernier pour avoir empoisonné ses filles, a fait appel de sa condamnation, a indiqué son avocat Me Gérard Danglade la radio Ici Landes et à Sud-Ouest

Au terme de huit jours de procès à la cour d’assises des Landes, à Mont-de-Marsan, cette mère de famille de 53 ans a été en effet reconnue coupable d’avoir empoisonné ses deux filles, entraînant la mort de l’aînée, Enea, 18 ans, en novembre 2019, d’une overdose de bêtabloquants cardiaques. La cadette, Luan, aujourd’hui âgée de 22 ans, a survécu

«Les faits sont d’une particulière gravité, commis successivement sur Enea, puis sur sa sœur» Luan, avait déclaré l’avocat général Marc Bourragué, qui avait requis la peine de 30 ans de réclusion criminelle assortie d’une période de sûreté de quinze ans, au dernier jour de ce procès à Mont-de-Marsan. 

De plus, Maylis Daubon a été condamnée pour avoir fomenté une tentative d’assassinat contre son ex-mari, non suivie des faits. Selon Me Gérard Danglade, ce dernier compte montrer «les incohérences» du dossier lors du procès en appel. En attendant, la mère de famille reste incarcérée.  

Un syndrome de Münchhausen

Tout au long de son procès, la condamnée a clamé son innocence. Une psychologue avait évoqué, durant le procès, un possible syndrome de Münchhausen par procuration, qui consiste à rendre malade un enfant pour attirer la compassion.

L’obsession de l’accusée pour les médicaments s’est précisée quand les deux directeurs d’enquête, qui se sont succédés dans ce dossier, ont consulté le dossier de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) d’Enea.

De cette lecture sont ressortis plusieurs chiffres alarmants, à savoir 147 actes médicaux enregistrés en un an et demi, 190 pages de remboursements, plus de 30 médecins consultés, généralistes et spécialistes, toujours en présence de sa mère.

L’enquête a révélé qu’en 2019, 59 médicaments différents avaient été prescrits à Enea. Plusieurs ordonnances falsifiées avaient aussi été retrouvées. Sur une période de deux ans, Maylis Daubon a reçu 123 boîtes de somnifères et de propranolol. Or, ces substances n’ont jamais été retrouvées dans ses propres analyses, mais en fortes doses, dans celles d’Enea. 



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