L’ONU fustige l' »apathie » du monde en lançant son appel humanitaire pour l’année 2026

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By InfoHunter


« C’est une époque de brutalité, d’impunité et d’indifférence », a dénoncé lundi le chef des opérations humanitaires de l’ONU, Tom Fletcher, lors d’une conférence de presse.


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Le chef des opérations humanitaires de l'ONU, Tom Fletcher, lors d'une conférence de presse à Genève (Suisse), le 22 août 2025. (FABRICE COFFRINI / AFP)

Le chef des opérations humanitaires de l’ONU, Tom Fletcher, lors d’une conférence de presse à Genève (Suisse), le 22 août 2025. (FABRICE COFFRINI / AFP)

L’ONU a fustigé, lundi 8 décembre, l’« apathie » du monde face aux souffrances de millions de personnes, lançant un appel humanitaire 2026 largement restreint pour répondre à des financements en chute libre. « C’est une époque de brutalité, d’impunité et d’indifférence », s’est emporté le chef des opérations humanitaires de l’ONU, Tom Fletcher, lors d’une conférence de presse. Ce dernier a dénoncé la « férocité et l’intensité des tueries », le « mépris total du droit international » et les « niveaux terrifiants de violences sexuelles ».

« Une époque où notre sens de la survie a été engourdi par les distractions et corrodé par l’apathie, où nous mettons plus d’énergie et d’argent pour trouver de nouveaux moyens de nous entretuer, tout en démantelant les moyens durement gagnés de nous protéger de nos pires instincts, où les politiciens se vantent de couper les aides », a-t-il accusé. Quelque 240 millions de personnes, victimes de guerres, d’épidémies, de séismes ou de l’impact du réchauffement climatique ont besoin d’aide urgente.

L’ONU réclame 33 millions de dollars pour soutenir 135 millions d’entre elles l’an prochain à Gaza, au Soudan, en Haïti, en Birmanie, en RDC ou en Ukraine. Dans un contexte de coupes drastiques de l’aide extérieure américaine, décidées par Donald Trump, l’ONU a réduit d’emblée ses propres ambitions : elle a présenté en même temps un plan resserré demandant 23 milliards de dollars, pour sauver au moins 87 millions des personnes les plus en danger. Ce plan est « basé sur des choix insoutenables de vie ou de mort », a commenté Tom Fletcher, espérant qu’avoir pris ces « décisions difficiles qu’ils nous ont encouragés à prendre » convaincra les Américains de revenir.

En 2025, l’appel humanitaire de plus de 45 milliards de dollars n’a été financé qu’à hauteur d’un peu plus de 12 milliards, « le plus bas en une décennie ». Il a permis d’aider seulement 98 millions de personnes, soit 25 millions de moins que l’année précédente. D’après l’ONU, les Etats-Unis sont restés en 2025 le premier pays donateur des plans humanitaires dans le monde, mais avec une chute majeure : 2,7 milliards de dollars, contre 11 milliards en 2024.





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