retour sur sa carrière légendaire, 60 ans après son combat contre Sonny Liston

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By InfoHunter



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Mohamed Ali a été l’un des sportifs les plus photographiés au monde. Un cliché parmi d’autres est notamment entré dans l’histoire, celui pris lors d’un combat face à Sonny Liston. 60 ans après, le mythe n’est pas éteint.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.


L’aura d’un colosse, captée en un cliché. En 1965, Mohamed Ali hurlait au monde sa domination. C’était la naissance d’une icône et d’un géant, la rage de vaincre jusqu’au bout des gants. Son regard a marqué toute une génération. 60 ans plus tard, Mohamed Ali est toujours culte.

Ces déplacements ont révolutionné un sport vieux de 2 000 ans, un modèle dont l’héritage continue d’imprégner les combattants d’aujourd’hui, comme ici à Paris. Mohamed Ali, c’est une philosophie de boxe et une célèbre devise à suivre : « voler comme un papillon, piquer comme une abeille. » « Ce sont les mouvements de buste, ce sont les mouvements de pieds, etc. Il a inventé des mouvements qui sont aujourd’hui appris dans toutes les écoles de boxe », commente Marine Camara, boxeuse olympique. « On s’en inspire, mais de loin. On ne peut pas ressembler à Mohamed Ali. Mohamed Ali est unique », confie Tony Lopez, un boxeur.

Mohamed Ali, c’est 61 combats et 56 victoires, dont 37 par KO. Un puncher qui a aussi conquis la planète par son charisme. À l’aise devant les caméras, l’Américain a été l’une des premières figures du XXeme siècle à faire sensation et créer le buzz, bien avant Mike Tyson ou Usain Bolt. Il enfilait volontiers, comme une fois face aux journalistes français, le costume du roi de la provoc : « Je suis le prochain champion du monde ! »

Les Beatles se pressent à ses entraînements. Mais son plus grand coup médiatique, Ali le réalise en 1974, à Kinshasa, en Afrique. Face à une foule conquise et devant un milliard de téléspectateurs, Mohamed Ali défie son rival George Foreman, dans une bataille encore aujourd’hui qualifiée de combat du siècle. Au bord du ring, un seul photographe français, que France Télévisions a retrouvé. « J »étais aux premières loges, oui. Par moments, j’aurais même pu leur toucher les chevilles. Le match a commencé avec les cris de la foule qui criaient : ‘Ali, bomayé’, ce qui veut dire ‘Ali, tue-le’. Il avait une présence extraordinaire. Il invectivait George Foreman en lui disant : Mais je ne sens rien, tes coups ne me font pas mal.’ C’était absolument incroyable« , raconte Francis Matton.

Culte, Mohamed Ali est aussi un modèle de combattant en dehors des rings. Si l’Américain refuse d’aller combattre au Vietnam, il préfère s’engager auprès de Martin Luther King. La France se souvient aussi d’un homme de caractère. Chez Bernard Pivot en 1976, face à un auditoire blanc, il hausse le ton : « Les Noirs ont l’impression d’être traités comme des animaux. Alors c’est une revanche pour eux, quand ils me voient. C’est une inspiration pour eux. Vous, vous n’aimez pas beaucoup ce genre de fanfaronnade parce que vous vous dites : ‘Quel est ce Noir, quel est ce Noir qui ouvre sa grande gueule ?' »

Son ultime bataille sera celle contre la maladie de Parkinson. En 1996, lors de la cérémonie des Jeux Olympiques d’Atlanta, l’une de ses dernières apparitions brisera le cœur du monde à jamais. Debout, affaibli mais jamais K.O., il reste pour beaucoup au fil des ans le plus grand.





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