« effacement civilisationnel », « manque de liberté d’expression », la charge de la Maison Blanche contre l’Europe

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By InfoHunter



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Aux États-Unis, la Maison Blanche a publié vendredi 5 décembre un document qui redéfinit sa Stratégie de sécurité nationale. Un document très nationaliste et qui fait la leçon à l’Europe : le vieux continent serait menacé par « l’effacement civilisationnel ».

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.


C’est un document publié par la Maison Blanche, un texte habituel expliquant la stratégie de sécurité nationale du pouvoir, et donc de Donald Trump. Mais cette fois, rien de classique. Car les 33 pages marquent une rupture historique, une sorte de divorce entre les États-Unis et l’allié traditionnel européen.

Selon le document, l’Europe sera « méconnaissable dans 20 ans ou moins ». L’Europe serait menacée d’« effacement civilisationnel », en cause, selon le texte, nos politiques migratoires. « On a ouvert, dit-il, nos frontières aux migrants et donc l’Europe va se perdre, et notamment la civilisation judéo-chrétienne, les valeurs transatlantiques », détaille Yves Doutriaux, ancien ambassadeur de France auprès de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

La charge est brutale contre l’Europe. Pourtant, la cheffe de la diplomatie européenne choisit une réponse très profil bas. Elle dit que les États-Unis restent nos alliés. Les Allemands, eux, sont mécontents. « Nous ne pensons pas que quiconque doit nous donner de leçons », lance Johann Wadephul, ministre allemand des Affaires étrangères. Les Allemands sont ulcérés par l’accusation selon laquelle il n’y aurait pas de liberté d’expression en Europe. C’est d’ailleurs exactement ce que disait J. D. Vance il y a quelques mois. Le vice-président américain sermonait le vieux continent. « En Grande-Bretagne et à travers l’Europe, la liberté d’expression, je le crains, est en retrait », déclare-t-il.

Peu de réactions pour l’instant de dirigeants européens. Ils ménagent Donald Trump, ce que certains eurodéputés regrettent. « J’aimerais qu’on défende nos choix parce qu’ils viennent de nos concitoyens qui nous demandent de porter nos valeurs, nos préférences et pas de se mettre à plat ventre devant un président américain », réagit Nathalie Loiseau, eurodéputée, ancienne ministre chargée des Affaires européennes. Dans le document de 33 pages, seulement deux et demi sont consacrées à l’Europe. C’est dire à quel point notre continent n’est plus une priorité.





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