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Dans la soirée du jeudi 4 décembre, un ou plusieurs drones se sont approchés se sont approchés de la base de Brest, qui abrite les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins français. Les fusiliers marins ont riposté avec un tir de brouilleur, mais aucun engin n’a été abattu.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
C’est le cœur de la dissuasion nucléaire française, un site hautement stratégique et ultra-sécurisé. Pourtant, jeudi 4 décembre vers 19h30, sur cette base sous-marine de l’île Longue, située dans la rade de Brest (Finistère), plusieurs drones de petite taille auraient réussi à la survoler. Catherine Vautrin, la ministre des Armées, a immédiatement réagi : « Je veux saluer l’interception qui a été réalisée par nos militaires sur la base de l’île Longue. Derrière, il y a un dépôt de plainte, il y a une enquête ».
Au sol, des fusiliers marins ont riposté en neutralisant les drones. « Les fusiliers marins ont procédé à un tir de brouilleur et non pas d’arme à feu. Il n’a pas été abattu de drone, ni identifié ou interpellé de pilote », souligne Frédéric Teillet, procureur de la République de Rennes (Ille-et-Vilaine). Un survol extrêmement critique sur un tel site. La base abrite rien de moins que les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins français, de puissants instruments de riposte en cas de menace. L’un d’entre eux est en permanence en mer pour assurer la dissuasion nucléaire.
La base est protégée 24 heures sur 24, sept jours sur sept par les fusiliers marins et plus d’une centaine de gendarmes maritimes. Elle est réputée impénétrable par les riverains. « On ne s’amuse pas à ça ici. On sait pertinemment qu’il ne faut pas approcher l’île Longue, donc des drones encore moins », commente un homme. « On se pose des questions maintenant, c’est vrai. On n’était pas inquiets, maintenant on s’en pose un peu plus« , ajoute un autre.
Un acte de malveillance à minima, selon la préfecture maritime de l’Atlantique. Alexandre Front, ancien militaire de la base, forme désormais des télépilotes de drone. Pour lui, ces survols peuvent avoir eu deux objectifs : « Le premier intérêt, ça peut être un scénario de test pour connaître la réaction des autorités judiciaires et militaires. Et puis, il y a un deuxième scénario, c’est celui de la collecte de données en trois dimensions, numériser en 3D des infrastructures militaires. »
Selon les autorités, les infrastructures sensibles n’ont pas été menacées. L’enquête devra déterminer avec précision les circonstances de ces survols.