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Mardi 2 décembre à Nanterre (Hauts-de-Seine), une rixe a eu lieu entre plusieurs personnes, dont certains avec le visage masqué. Inquiets, les parents d’élèves demandent au maire de renforcer la sécurité de l’établissement.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Arrivée singulière, la matinée du vendredi 5 décembre pour ces enfants, qui n’ont parfois que 3 ans. À l’entrée de leur école, des policiers municipaux. Il y a trois jours, des hommes cagoulés ont fait irruption dans l’établissement et se sont battus devant certains élèves. Un épisode de violence qui a marqué le petit garçon d’un père de famille : « Il est encore enfant, mais il a encore ça dans la tête. Il m’a demandé ce matin : ‘Papa, est-ce qu’il y a des policiers à l’école aujourd’hui ?’. Je lui ai dit que oui. Il m’a dit : ‘Allez, tout va bien se passer' ».
Mardi, il est un peu plus de 13h30 quand, selon plusieurs témoins, un homme traverse le portail pour échapper à des individus masqués qui le poursuivent. Il est finalement rattrapé et une violente rixe éclate entre les intrus. « Ils ne sont pas rentrés dans les parties communes intérieures de l’école, mais ils ont été capables de franchir le portail. C’est ça qui n’est pas possible », déplore Raphaël Adam, maire (DVG) de Nanterre (Hauts-de-Seine).
Deux d’entre eux, au moins, ont été interpellés. Choqués, les parents s’adressent au maire : « Nous, nous demandons vraiment une sécurité dans l’enceinte de l’école. Cette nuit, je n’ai pas dormi, pour vous dire à quel point c’est traumatisant pour les enfants, et pour les enseignants aussi ». Tous ici en sont persuadés : ce sont des dealers qui sont entrés dans l’école. « On sait que ça vient des tours, parce qu’on sait qu’ils sont là tous les jours. Tu les vois avec leurs trucs, ils sont en train de fumer, ils font des trafics », note une mère de famille.
Mais pendant l’interview, elle s’interrompt soudainement. « Oui, oui, on ne raconte pas de la m*rde », répond-elle à un adolescent du quartier qui l’intimide. Suit un moment de tension avec d’autres parents devant l’école. Le gang dont elle parle agirait dans ce quartier, où il y aurait plusieurs points de deal. Au détour des rues, France Télévisions a filmé, dans l’après-midi, des jeunes hommes cagoulés qui seront, quelques instants plus tard, contrôlés par la police.