
La gendarmerie nationale essaye, en vain d’élucider le meurtre de Karen Carter, retrouvée poignardée à plusieurs reprises devant son domicile à Trémolat, un village de Dordogne, le 29 avril.
Qui a ôté la vie de Karen Carter, retrouvée poignardée à plusieurs reprises devant son domicile à Trémolat ? L’enquête dure depuis huit mois et celle-ci peine à avancer : le coupable est toujours en fuite. Alors que toutes les pistes ont été envisagées (même celle d’un tueur en série) dans ce village de 652 âmes situé en Dordogne, la gendarmerie nationale joue sa dernière carte pour tenter d’élucider le meurtre de cette femme de 65 ans, très engagée dans la vie du village. Un appel a témoins a été relayé sur les réseaux sociaux depuis le 26 novembre, comme l’a remarqué ICI Périgord.
Toute personne susceptible de pouvoir aider doit se manifester auprès des autorités. «Vos témoignages peuvent s’avérer cruciaux pour l’avancée des investigations», écrit la gendarmerie. Les forces de l’ordre peuvent être contactées au 06.07.55.81.46 ou par mail à l’adresse suivante [email protected].
À ce jour, seulement deux personnes ont été placées en garde à vue avant d’être rapidement relâchées. Le compagnon de Karen Carter est le premier a avoir été emmené au poste de police.
C’est lui qui a retrouvé son corps inanimé et qui l’a vu pour la dernière fois. Le couple avait passé la soirée chez des amis mais Karen Carter avait décidé de rentrer plus tôt. Son partenaire l’a retrouvé quelques minutes plus tard, baignant dans une marre de sang. La piste d’un féminicide a été écartée, l’emploi du temps du suspect ne concordant pas avec l’heure du meurtre. Une habitante de 59 ans a également été convoquée dans la foulée avant d’être libérée pour les mêmes raisons.
Une affaire à portée internationale
Les enquêteurs ont aussi réalisés des prélèvements ADN sur des dizaines d’habitants mais les résultats n’ont pas été concluants. Reste à savoir si l’appel à témoins apparaîtra comme la solution miracle pour résoudre ce crime.
L’affaire n’est pas un simple fait-divers déroulé dans un petit village français. Le drame a pris une portée internationale, notamment en raison des origines britannico-sud africaines de la victime. L’assassinat a beaucoup été relayé par la presse anglaise dont The Telegraph, The Sun, BBC, The Times ou encore le Daily Mail.