à Lyon, Jean-Michel Aulas livre un match contre les Verts

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By InfoHunter



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À moins de quatre mois des élections, gros plan sur ces villes qui pourraient basculer, où les batailles sont âpres, serrées et où tous les coups sont permis. C’est le cas à Lyon qui est dirigée depuis cinq ans par l’écologiste Grégory Doucet, candidat à sa réélection, mais il est vivement concurrencé par l’ex-homme d’affaires et ex-patron de l’Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas, qui espère l’emporter.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.


Quand un monument de la ville veut en devenir le maire…

Jean-Michel Aulas, président historique de l’Olympique lyonnais, favori des sondages face au maire sortant, l’écologiste Grégory Doucet.

Jean-Michel Aulas contre les Verts, enquête sur un match où tous les coups semblent permis pour gouverner la ville de Lyon dans le Rhône.

Ce soir-là, dans le 3e arrondissement, décorations et petits fours de rigueur pour l’inauguration du QG de campagne de Jean-Michel Aulas. Dans la salle, des élus de la droite et du centre, Sonny Anderson, une ancienne star du club, et des chefs d’entreprise aussi, venus entendre le patron Aulas. Malgré une cicatrice au visage suite à une opération, l’énergie ne manque pas pour étriller le bilan des écologistes.

« Je vois des milliers d’heures perdues dans des embouteillages, donc plus de pollution, plus de stress et plus de découragement », déclare Jean-Michel Aulas, candidat à la mairie de Lyon, devant le public venu assister à l’évènement. « Il va être dans le rationnel et dans l’efficacité, comme il a dû l’être pour innover, construire sa boîte et faire plein de choses », assure Anne Pellet, une cheffe d’entreprise qui le soutient.

Un champion des affaires passé du football puis à la politique, forcément l’histoire rappelle quelqu’un. Jean-Michel Aulas a bien connu Bernard Tapie dans les années 1980′. Comme lui, il fait d’abord fortune. Sa société commercialise des logiciels pour les entreprises. Puis Bernard Tapie l’encourage à acheter l’Olympique lyonnais. À l’époque, la comparaison fait sourire l’intéressé.

« C’est vrai que Bernard Tapie a pris des initiatives dans le même sens, mais il fait beaucoup plus de choses que moi et d’autres choses qui ne me passionnent pas du tout », expliquait Jean-Michel Aulas devant les caméras en janvier 1989.

Depuis, il a développé sa fortune, estimée à plus de 400 millions d’euros. À 76 ans, l’homme se tourne finalement vers la politique. Officiellement, il a transmis ses affaires à son fils, Alexandre, qui pilote notamment la plus grande salle de spectacle de Lyon, propriété de la famille Aulas. Alors, faut-il voir en Jean-Michel Aulas un Bernard Tapie version lyonnaise ? Non, répond le candidat.

« Il a voulu tout faire en même temps. Moi, je viens de transmettre l’ensemble de mes activités économiques à mon fils. Pas de mélange des genres. Je n’ai jamais eu de problème ni avec des gardes à vue, ni avec le fisc », souligne-t-il.

À Lyon, tout le monde connaît le président Aulas. Mais convainc-t-il autant comme candidat à la mairie ?

À trois mois du scrutin, le candidat Aulas n’a pas encore publié son programme. Mais il promet déjà la gratuité des transports pour les plus modestes, une police métropolitaine et des référendums tous les ans. Surtout, il critique la politique des écologistes.





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