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Les vols dans les parcs à huîtres se multiplient à l’approche des fêtes, alors que c’est précisément la période pendant laquelle les ostréiculteurs réalisent une grande partie de leur chiffre d’affaires… Les gendarmes sont mobilisés de jour comme de nuit pour assurer la protection.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
À cheval, sur les plages du Cap Ferret, ces gendarmes ont une mission : éviter les vols d’huîtres, très fréquents à l’approche des fêtes. Il faut parcourir les parcs sur plusieurs centaines de mètres et prendre le temps, parfois, de rassurer les ostréiculteurs. « Tout ça, ça vous appartient ? », demande un membre de la gendarmerie à un ostréiculteur. « On en a un autre un peu plus loin derrière la jetée ? Au moins, on sait qu’il n’y a pas de petits malins qui vont essayer de piquer nos huîtres, surtout à l’approche des fêtes. C’est vrai que ça arrive… Comme je disais, nous, on n’a pas eu ce problème-là, mais je sais que j’ai des confrères, des voisins qui se sont fait voler à l’approche des fêtes des quantités astronomiques d’huîtres », raconte Émeric Claude, ostréiculteur.
Les producteurs d’huîtres réalisent la moitié de leur chiffre d’affaires à cette période. Pour éviter les vols, certains s’équipent de caméras. Sur le bassin d’Arcachon, les opérations de surveillance rassurent cette ostréicultrice rencontrée ce matin. « C’est indispensable aujourd’hui d’avoir ce contrôle-là. Si malheureusement on se loupe en cette période de fête, c’est une catastrophe pour l’entreprise », explique-t-elle.
Un dispositif renforcé de jour comme de nuit. Ici, la brigade nautique est équipée d’un phare de recherche et de jumelles thermiques. « Ça permet de déceler s’il y a plusieurs personnes, s’il y a un gars à bord du bateau et s’il y a éventuellement deux autres personnes qui sont en train de travailler un peu plus loin », détaille Frédéric Miel, adjudant de la brigade nautique.
Un drone leur permet également de surveiller les zones les moins accessibles. « Donc là, c’est une image extraite d’un drone thermique. On voit bien trois personnes sur une plate ostréicole avec des marchandises. On voit bien les poches d’huîtres. La configuration des parcs est assez compliquée. Donc forcément, on a affaire à des professionnels. Le risque est là, des professionnels qui se volent entre eux », souligne le major commandant de la brigade nautique, Jérôme Goussard. Pour éviter ces vols entre ostréiculteurs, la brigade nautique est mobilisée d’octobre à janvier.