
La peine maximale de cinq ans de prison ferme a été requise jeudi contre le faux infirmier obsédé par les veines, Nicolas Gonidec, jugé pour agressions sexuelles devant le tribunal correctionnel de Quimper (Finistère).
Une peine maximale assortie d’un mandat de dépôt requis par le magistrat en charge de l’affaire. Jugé jeudi pour agressions sexuelles devant le tribunal correctionnel de Quimper (Finistère), Nicolas Gonidec, un faux infirmier décrit comme obsédé par les veines, encourt jusqu’à cinq ans de prison ferme, conformément aux réquisitions transmises par le procureur en charge du dossier, Jean-Luc Lennon.
Ce dernier a également requis un suivi socio-judiciaire avec injonction de soins pendant dix ans, en insistant sur les risques de récidive du prévenu surnommé le «fétichiste de la piqûres», déjà condamné pour des faits similaires, et sous le coup d’une nouvelle enquête ouverte par le parquet de Lorient.
⚖️ PROCÈS | Quimper
Aveux d’obsession sexuelle de Nicolas Gonidec, ex-élu et figure culturelle bretonne
🎯 Au moins 40 victimes
👤 L’accusé reconnaît « continuer les prises de sang »
⚖️ Tribunal correctionnel – Décembre 2025
📅 Déjà condamné en 2021
📰 [Source : @france3Bretagne] pic.twitter.com/LklzTi5THx— Legiavox (@legiavox) December 2, 2025
Nicolas Gonidec est jugé pour avoir pratiqué des injections et des prises de sang illégales sur une quarantaine de femmes entre 2015 et 2021.
«Tous les voyants sont au rouge», a averti le magistrat, qui a demandé que la peine soit assortie d’un mandat de dépôt afin que le prévenu soit incarcéré dès le prononcé de la peine. «M. Gonidec réitère les infractions. Dans son intimité, il prend du sang à son épouse. C’est un acte médical et c’est précisément l’infraction qui lui est reprochée» dans ce dossier, a ajouté Jean-Luc Lennon.
«Un contexte de machination et de stratagème»
Alors producteur audiovisuel et conseiller municipal de Quimper, dans la majorité de droite, Nicolas Gonidec, 44 ans, proposait à ses victimes de participer à une étude médicale impliquant des prises de sang. Le plus souvent, ces études étaient censées porter sur des personnes ayant une phobie des aiguilles.
Formulaire de consentement, mallette de médecin, garrot, seringues : l’accusé travaillait les moindres détails pour convaincre ses victimes qu’il était bien infirmier et leur proposait même des rappels de vaccins et des tests Covid, en plus des prises de sang.
«On est dans un contexte de machination, de stratagème», a souligné le procureur. «Les subterfuges de Nicolas Gonidec entraînaient ses victimes dans des agissements qu’elles n’avaient pas souhaités», a abondé ce dernier.
«Un mobile sexuel»
Au fil du temps, le faux infirmier s’est mis à proposer à certaines de ses victimes des méthodes de relaxation, à base de massages censés provoquer un «orgasme thérapeutique». Huit femmes ont raconté aux enquêteurs avoir subi des caresses sur les seins et des masturbations non désirées, alors qu’elles étaient censées participer à un protocole médical.
«Le fondement essentiel du comportement du prévenu est le mobile sexuel. La prise de sang, la vaccination, sont pour lui une source de plaisir et d’excitation sexuelle», a conclu le magistrat.
En octobre 2021, Nicolas Gonidec a été condamné à trois ans de prison dont deux avec sursis pour des faits similaires. Après ce premier procès, organisé à Saint-Brieuc, une soixantaine de plaintes avaient été déposées.