Le journaliste français Christophe Gleizes, incarcéré en Algérie, condamné à sept ans de prison en appel pour apologie du terrorisme

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By InfoHunter


« On va continuer le combat pour qu’il y ait une issue favorable. C’est ahurissant, je suis abasourdi », a réagi le frère du journaliste, mercredi.


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Une photo non datée du journaliste français Christophe Gleizes, emprisonné en Algérie. (SO PRESS - RSF / AFP)

Une photo non datée du journaliste français Christophe Gleizes, emprisonné en Algérie. (SO PRESS – RSF / AFP)

Une confirmation de la peine prononcée en première instance. Le journaliste français Christophe Gleizes, emprisonné depuis fin juin en Algérie, a été condamné à sept ans de prison pour apologie du terrorisme, mercredi 3 décembre, par la cour d’appel de Tizi Ouzou. Le procureur avait réclamé dix ans de prison. « L’accusé n’est pas venu en Algérie pour accomplir un travail journalistique mais [pour commettre] un acte hostile », avait-il déclaré mercredi.

« Je tiens à vous dire le choc qui est le nôtre. Christophe Gleizes est le seul journaliste français détenu à l’étranger, a réagi Thibaut Bruttin, directeur général de Reporters Sans Frontières, face à la presse. C’est la peine la plus lourde prononcée contre un journaliste français depuis dix ans. Etre un journaliste n’est pas un crime. » « L’espoir est vraiment retombé, je pense à mon frère (…). On va continuer le combat pour qu’il y ait une issue favorable. C’est ahurissant, je suis abasourdi », a aussi réagi le frère du journaliste.

« La France regrette vivement la confirmation de la condamnation en appel du journaliste français Christophe Gleizes à une peine de sept ans de prison ferme », a réagi le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. « Nous appelons à sa libération et espérons une issue favorable afin qu’il puisse rapidement retrouver ses proches. »

Le collaborateur des magazines français So Foot et Society, Christophe Gleizes s’était rendu en Algérie en mai 2024 pour un article sur le club de football le plus titré du pays, la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK), basé à Tizi Ouzou, à 100 km à l’est d’Alger. L’un des responsables club est par ailleurs responsable du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK), considéré comme une organisation terroriste par les autorités algériennes depuis 2021.

Appelé à la barre, Christophe Gleizes avait demandé « pardon ». « Je réclame votre clémence pour pouvoir retrouver ma famille », avait lancé, ému, le reporter de 36 ans. Il avait affirmé avoir fait « beaucoup d’erreurs journalistiques malgré [ses] bonnes intentions », selon un journaliste de l’AFP présent dans la salle d’audience. Il avait par ailleurs déclaré qu’il aurait dû demander un visa de journaliste au lieu d’un visa touristique pour venir en reportage en Algérie et qu’il aurait dû être au courant que certains de ses contacts étaient reliés à une organisation classée comme terroriste en Algérie.





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